CTL
Packaging, installé à Charmeil depuis 1987
et spécialisé dans le tube cosmétique,
confirme son ancrage dans le bassin vichyssois avec une
extension de 10 000 m² et 35 emplois à la
clé.
La position géographique, le savoir-faire à
portée de main et l'accompagnement économique
ont pesé en faveur du site. Extrait d'interview
du PDG Imanol Sanchez accordée dernièrement
au quotidien La Montagne.
Pourquoi
le groupe Tuboplast a-t-il décidé de renforcer
le site CTL de Charmeil ?
Ce choix répond à trois motifs. D'abord,
nous avons trouvé, comme en 1987, un accompagnement
très fort de la part du Comité d'expansion
économique et de la CCI de Montluçon-Gannat
qui a pris la mesure de l'opération.
Le deuxième point, c'est la situation géographique.
Charmeil constitue une sorte de barycentre entre le
nord de la France, l'Allemagne, le sud de l'Angleterre
et l'Italie où sont situés nos plus gros
marchés. Nous gagnons 800 km par rapport à
notre usine de Vitoria, en Espagne, la maison mère
du groupe. La distance n'est pas neutre car plus grand
est le tube, plus d'air on transporte. Et l'ouverture
de l'autoroute de Bordeaux est un atout.
Enfin, notre activité nécessite un haut
savoir-faire. Produire 100 000 tubes identiques, et
dans six mois la même chose, est compliqué
surtout quand certains clients les examinent un par
un. Ici, nous disposons des compétences en plasturgie
que nous recherchons. Et la France représente
l'essentiel de notre chiffre d'affaires.
La
présence de L'Oréal a-t-elle été
un argument supplémentaire ?
Il y a 17 ans, oui. C'était l'un des facteurs
qui a fait pencher la balance en faveur du bassin de
Vichy. Aujourd'hui, L'Oréal est l'un de nos clients
parmi d'autres.
Cet
investissement sur Charmeil est-il une garantie sur
le long terme ?
L'opération est là pour pérenniser
l'emploi. Nous allons embaucher 35 personnes sur trois
ans, en plus des 230 postes actuels. Hors extension
du bâtiment, nous avons investi plus de 11 M d'euros
sur le site entre 2002 et 2005. Sur un chiffre d'affaires
de 42 M d'euros, cela représente entre 3 et 4
M d'euros par an.