Le secteur du transport routier de marchandises, en Auvergne, en cinq chiffres clés

Publié le 26/04/2018

Les transporteurs d'Auvergne-Rhône-Alpes organisent pour la première fois une Semaine du transport logistique. Les entreprises, confrontées à des besoins de main d'oeuvre importants, entendent ainsi séduire des demandeurs d'emploi.

Les transporteurs d'Auvergne-Rhône-Alpes organisent pour la première fois une Semaine du transport logistique. Les entreprises, confrontées à des besoins de main d'oeuvre importants, entendent ainsi séduire des demandeurs d'emploi.

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L'Allier compte le premier Geiq (Groupement des Employeurs pour l'Insertion et la Qualification), spécialisé dans la formation au métier de chauffeur routier – poids lourd, logistique d'Auvergne. © François-Xavier GUTTON

• Plus de 600 entreprises avec salariés

Le nombre de structures comptant des salariés que représente le transport routier de marchandises, en Auvergne. Il existe aussi de nombreuses structures sans salariés.

Ces entreprises emploient au total plus de 9.000 salariés.

• Cinq jours pour découvrir des transporteurs routiers

Les transporteurs d’Auvergne-Rhône-Alpes organisent pour la première fois une Semaine du transport logistique, jusqu’au 27 avril, qui propose des visites des entreprises du transport dans douze villes. « C’est une démarche nouvelle », souligne Alain Lassalle, le président de la FNTR Auvergne et coprésident de la FNTR Auvergne-Rhône-Alpes « d’ouvrir nos portes et de faire découvrir le métier de conducteur, qui est multiple et souffre actuellement d’une image négative. C’est une façon de dire aux demandeurs d’emploi : venez découvrir les métiers d’un secteur innovant et qui recrute ». Plus d’informations sur www.choisis-ton-avenir.com (pour les demandeurs d'emplois, il est trop tard pour s'inscrire aux visites).

• 500 emplois à pourvoir

Le nombre de conducteurs que prévoient d’embaucher, sur cinq ans, les transporteurs de l’Allier.
« En Auvergne, leur nombre est difficile à évaluer, faute d’étude récente, mais les besoins en main-d’œuvre sont importants. Le problème est de toute façon national », resitue Alain Lassalle. « Avec la reprise économique, certaines entreprises refusent actuellement des contrats, par manque de conducteurs ».

• Plus de 40 ans

La pyramide des âges est une des problématiques de ce secteur professionnel. « On n’a sans doute pas assez anticipé le renouvellement des conducteurs », explique Alain Lassalle, président de la FNTR Auvergne. « Plus de 50 % ont aujourd’hui plus de 40 ans ».

• 13 demandeurs d'emploi

Le nombre de demandeurs d'emplois actuellement formés au métier de conducteur de poids lourds, dans l'Allier. Des formations entièrement financées par le Geiq (Groupement des employeurs pour l’insertion et la qualification) transport et logistique Auvergne.  Neuf viennent cette semaine d'obtenir leur diplôme, après trois mois de formation dans les locaux de l'organisme spécialisé, l'Aftral, à Toulon-sur-Allier. 

Ce Geiq, créé dans l'Allier pour répondre aux besoins de main-d’œuvre dans le secteur des transports de marchandises, est le premier en Auvergne. Il est né d’un constat : la difficulté à recruter des conducteurs qualifiés, alors que les transporteurs bourbonnais prévoient de recruter, dans les cinq prochaines années, cent conducteurs par an.

Le Geiq finance intégralement ces contrats de professionnalisation d’une durée maximale de seize mois : treize, donc, pour l’instant, dont une majorité passeront aussi le permis CE (véhicule de plus de 7,5 tonnes avec remorque). Les apprentis, âgés de 21 à 55 ans, orientés par Pôle Emploi, ont des profils et niveaux d’étude variés. 

Ces premiers résultats incitent déjà les responsables du Geiq à voir plus loin : cinq nouveaux élèves vont prochainement débuter une formation, puis à nouveau dix autres, en septembre… Une trentaine, au total, seront formés d’ici fin 2018. Et ce n’est qu’un début : « L’objectif, dès le départ, était d’étendre le dispositif, s’il faisait ses preuves, au Puy-de-Dôme », explique Michelle Giovannangel, directrice du Geiq. « Des représentants de la Direccte sont déjà venus nous rencontrer dans ce but »

Un des élèves qui suivent actuellement une formation au métier de chauffeur routier – poids lourd, à Toulon-sur-Allier.

Source : www.lamontagne.fr