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NSE renforce sa participation dans le capital de la jointventure avec Hical

NSE renforce sa participation dans le capital de la joint-venture avec la société indienne Hical. De 26 %, elle va ainsi passer à 49 %. Explications de François Lacoste, P-DG de NSE.

De Nizerolles, ce petit village de l’Allier où tout a commencé jusqu’à Bangalore, ville indienne, de l’état du Kamataka, NSE a parcouru bien du chemin.
On la retrouve ainsi à Budapest avec sa filiale NSE Hungaria près de Budapest, à Montréal avec NSE AUTOMATECH, à Casablanca avec NSE Aéro Maroc, à Rabat avec NSE Téléservices, à Jacarei près de Sao José dos Campos avec NSE Brasil. Et désormais en Inde avec cette jointventure – Hical NSE Electronic private limited – qui permet à la société que dirige François Lacoste de voir la part export international de son chiffre d’affaires progresser et atteindre 40 % pour l’exercice 2014.

Côté effectif, le total s'élève à 800 personnes pour le groupe, dont 520 en France. NSE pourrait ne pas s’en arrêter là. « Le groupe est attentif à des opportunités de croissances externes qui concourraient à renforcer son développement dana le cadre de la stratégie définie », souligne François Lacoste. En attendant, c’est l’Inde qui retient toute son attention. Plusieurs années de négociations ont été nécessaires afin de finaliser cette jointventure. « En Inde, dans les secteurs de la défense et de l’aéronautique, une société étrangère ne peut pas s’installer seule. Elle doit s’associer et, qui plus est, fournir des marchés de compensation, à hauteur de 30 à 50 %, devant être réalisés en Inde », explique François Lacoste.

Au moment de la signature, le seuil maximum de la participation était fixé à 26 %. « Début 2015, une loi a fixé à 49 % ce taux maximum. On a donc adressé une demande de valorisation de l’entreprise à notre associé indien.
Tout a été officialisé au salon du Bourget », poursuit François Lacoste. Reste quand même à satisfaire à l’enquête administrative…

Qu’est-ce qui a justifié cette augmentation dans le capital ? « Avec ses règles de protectionnisme, l’Inde sera à court terme le pays dont le développement économique sera le plus significatif », répond François Lacoste. Autre argument : « L’Inde consacre beaucoup d’argent à tout ce qui touche à sa défense ». Le fait d’être présent en Inde a permis à NSE d’être choisi par Thalès pour être l’intégrateurdes nouveaux radars pour le Mirage 2000. En attendant le Rafale qui pourrait également être profitable. Sans compter d’autres marchés comme la fourniture d’enregistreurs de données de vol pour les hélicoptères de l’armée indienne.

« Voilà pourquoi, il vaut mieux être à 49 % dans le capital qu’à 26 % », souligne François Lacoste. Et de conclure : « Notre présence en Inde et nos activités à l’international ne se font pas au détriment de nos activités en France. Elles confortent l'emploi ».

 

Source : La Montagne du 20 octobre 2015