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Arrivé Auvergne utilise la cobotique pour améliorer les conditions de travail

cobotique arrivé auvergne

À Saint-Germain-des-Fossés, des salariés de l’entreprise Arrivé Auvergne collaborent avec des machines pour déplacer des caisses de volailles sans se blesser.

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L'abattoir de volailles Arrivé Auvergne, à Saint-Germain-des-Fossés, a installé deux manipulateurs cobotiques pour faciliter le déplacement des marchandises

La main rivée sur la gouverne, l’opérateur initie un mouvement et le cobot lui obéit au doigt et à l’œil. L’appareil se déplace dans l’atelier, saisit des caisses de volailles par lot de cinq et les dépose sur un chariot avant leur mise en chambre froide. Toute la journée, les allers et retours s’enchaînent sans que l’homme et la machine ne se séparent un instant.

La direction assistée d’une automobile

Le principe de la direction assistée d’une automobile est reproduit à Saint-Germain-des-Fossés, chez Arrivé Auvergne. Il y a encore trois semaines, des opérateurs de l’abattoir, membre du groupe LDC, déplaçaient les caisses de volailles à la seule force de leurs bras.

« Des salariés portaient des caisses de dix à quinze kilos toute la journée », explique Marc Saulnier, le directeur de l’entreprise qui emploie près de trois cents salariés et abat 312.000 animaux par semaine, en moyenne. « Il a fallu travailler là-dessus. »

La société a investi 550.000 € pour améliorer les conditions de travail des opérateurs, réduire les risques de troubles musculo-squelettiques et de maladies professionnelles. « On avait les reins un peu cassés en fin de journée, témoigne Jonathan Bartout, salarié chez Arrivé Auvergne depuis deux ans. Maintenant, on ne force plus. »

Quatre moteurs pour mouvoir la machine

Les deux cobots sont implantés dans l’atelier de bridage. Si ce travail minutieux est encore manuel, la manutention des caisses d’entreposage est collaborative désormais. « Il y a quatre moteurs pour mouvoir la machine de 450 kg et des capteurs de force sur la gouverne, résume Olivier Baudet de l’entreprise RB3D qui a conçu les deux cobots dans l’Yonne. C’est le petit effort de deux à trois kilos exercé par l’opérateur sur la gouverne qui initie le mouvement. Sans l’homme, la machine ne fait rien. »

 

La technologie améliore aussi la productivité. « Mais je ne le chiffre pas car ce n’était pas l’objectif du projet, affirme Marc Saulnier. Le gain à long terme est sur les maladies professionnelles. De plus, certains opérateurs ont des contre-indications médicales du médecin du travail qui ne nous autorisaient pas à les affecter à ce poste. Avec la cobotique, ils peuvent y aller. »

Les femmes écartées de cette tâche en raison de sa pénibilité peuvent maintenant être sollicitées. Sur quinze opérateurs habilités par l’entreprise à travailler sur la cobotique, sept sont des femmes.

Source : www.lamontagne.fr

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