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La construction de l’autoroute Gannat-Vichy est dans les temps, le tracé prend forme

Construire une autoroute, c’est compliqué ? Pour Benoît Masson, pas tant que cela. Normal, c’est le quotidien du directeur des travaux d'Egis France, maître d’oeuvre choisi par le maître d’ouvrage du prolongement de l’A719, la société APRR. De l’embranchement avec l’ancienne A719, à Gannat, actuellement en cours de finition, à la gare de péage que l’on devine déjà dans les bois, à Espinasse-Vozelle, il a été notre guide, sur les 14 kilomètres du tracé de l’autoroute Gannat-Vichy, qui ouvrira au premier trimestre 2015.

Sur la date, il y a peu d’incertitudes. Les travaux ont bien avancé et sont dans les temps. « Cela fait à peine un an que les travaux ont réellement débuté sur le terrain, explique-t-il, en avril 2013. Aujourd’hui, tous les terrassements et les ouvrages d’art sont quasiment terminés, à l’exception de 700 mètres qui étaient concernés par des fouilles archéologiques. En 2014, nous sommes dans une phase plus “linéaire”, c’est-à-dire que l’on va travailler d’un bout à l’autre de l’autoroute avec la fin des terrassements. »

Sébastien Blanc est le conducteur d’opération pour le compte du maître d’ouvrage des travaux et de l’exploitation de l’A719, la société autoroutière APRR. C’est l’entreprise privée qui assure le financement de l’opération à hauteur de 100 M€. Il a répondu aux questions de La Montagne.

■ Le chantier est dans les temps, sans plus. Est-ce satisfaisant ?

« Cela reste un gros chantier et c’est rare d’avoir de l’avance sur ce genre de chantier. On est dans les temps et il n’y a pas d’inquiétudes pour la suite, on voit que beaucoup de points sont bien avancés. Maintenant, le profil de l’autoroute est bien tracé et on pense déjà aux travaux de finition. »

■ Quels sont les risques de retard dans les mois qui viennent ?

« On est dans une phase moins spectaculaire qui est moins sensible aux aléas climatiques, même si cela peut poser des problèmes pour les chaussées. Mais cela ne dure jamais bien longtemps. La période des terrassements est par exemple nettement plus problématique à ce niveau. »

■ Quelles sont les étapes à venir ?

« La première étape est la fin des travaux d’ouvrages d’art et de terrassement sur la partie qui a été concernée par des fouilles archéologiques. Il a fallu attendre la fin des recherches pour débuter les travaux. Ensuite, c’est d’ailleurs en cours, c’est la période de pose de la couche de forme. Nous sommes aussi sur les finitions concernant l’assainissement. Après il y aura les enrobés. »

■ Le futur tarif du péage est-il fixé ?

« Non, pas encore, c’est une décision qui est prise quelques semaines seulement avant l’ouverture de l’autoroute. Rien n’a changé, on est toujours sur un projet aux environs de 1 euro. »

 

Source : La Montagne - photo : Raphaele Gigot