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L’entreprise rémoise a installé une unité de copacking à Saint-Yorre

Le groupe Caillot, spécialiste des transports et de logistique, a lancé son unité de « copacking » à Saint-Yorre, consacrée au conditionnement des bocaux Le Parfait produits à Puy-Guillaume.

Dans les grands bâtiments qui abritaient les verriers de Sediver, à Saint-Yorre, des petites mains ont repris du service. Depuis début mai, une quarantaine de salariées garnissent et mettent en condition des bocaux Le Parfait, marque bien connue des amateurs de confitures et de foies gras.

Le couvercle et le bocal sont fabriqués à la verrerie O-I de Puy-Guillaume, dans le Puy-de-Dôme voisin. À Saint-Yorre, le groupe Caillot se charge de les assembler, avec la monture métallique et la rondelle orange. Les bocaux sont ensuite groupés en cartons et expédiés.

Pour se rapprocher de son client

L'entreprise réalisait ces opérations de copacking depuis 2006, mais à Reims, sur un ancien site d'Electrolux. « À l'époque, les bocaux étaient fabriqués à Reims, explique Christian Cabusel, directeur général du groupe Caillot. Puis le site a fermé et la production des bocaux a été transférée à Puy-Guillaume. C'est pour cela que nous avons trouvé logique de transférer notre activité à proximité du site de production du verre. » Jusqu'à présent, les bocaux faisaient la route de Puy-Guillaume jusqu'à Reims, avant de repartir vers le Sud-Ouest, principal marché pour les professionnels.

Après plus de deux ans de recherches, l'ancien site Sediver de Saint-Yorre s'est imposé comme une évidence. « Bruno Pinard-Legry de Vichy Val d'Allier développement nous a bien aidés », souligne le DG de Caillot.

Des travaux de « rafraîchissement » ont été entrepris, notamment pour mettre aux « normes d'hygiène alimentaire » les 11.000 mètres carrés de locaux. L'installation passe également par la construction d'un bâtiment de 6.000 mètres carrés, pour le stockage et l'expédition. Il devrait être livré fin août.

L'installation à Saint-Yorre s'accompagne d'un nombre conséquent d'embauches. « En gros, nous avons besoin de 80 à 120 personnes, en fonction des périodes. Environ 60 % en CDI ou CDD, et 40 % en intérim. La boîte d'intérim avec laquelle nous avions l'habitude de travailler est même venue s'installer à Saint-Yorre. » Une quinzaine d'employés rémois ont choisi de venir vivre et travailler en Auvergne, souvent des jeunes qui étaient en intérim ou CDD. En Champagne, la cinquantaine de CDI de l'ancien site doit trouver sa place dans les autres activités de copacking Caillot, notamment liées au champagne.

Un gros besoin de main-d'oeuvre

Pour l'instant, ce n'est qu'une partie de l'activité qui a été transférée, dans l'attente de la construction du nouveau bâtiment et de l'installation d'une chaîne automatique facilitant le copacking manuel des bocaux. « L'activité est très consommatrice de main-d'oeuvre, assure Christian Cabusel. L'une de nos principales préoccupations, c'est la qualité finale du produit. »

Au début de l'automne prochain, lorsque le site sera complètement prêt, c'est la totalité des bocaux Le Parfait, vendus en grandes surfaces ou à des professionnels, qui passeront par Saint-Yorre. Entre 5 % et 10 % du total devrait être sous-traité à un ou des ateliers protégés du secteur.

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source : La Montagne