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Contournement nord-ouest de l’agglomération de Vichy : pas de travaux estimés avant 2021

À l’initiative des services de l’État dans l’Allier, une réunion publique autour du projet de contournement nord-ouest a accueilli une centaine de personnes, mardi soir, au Pôle Lardy. À l’arrivée, une date, 2021, et des inquiétudes toujours fortes.

contournement nord ouest de vichy

Dîner un peu particulier, mardi soir, au Pôle Lardy. Au menu, un seul plat bien copieux : le contournement Nord-Ouest. CNO pour les intimes. Et, c'était prévisible, les convives n'avaient pas du tout la même conception de la recette.

D'un côté, le préfet de l'Allier, Pascal Sanjuan, accompagné de représentants de la Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement (Dreal), chargée de mener à bien le projet. De l'autre, des élus de l'agglomération, des riverains et des associations, parfois pour le projet, souvent contre, et pour des raisons différentes.

« On met les choses à plat, en toute transparence », a débuté Pascal Sanjuan, avant de donner la parole aux services de l'État. Tour d'horizon des points marquants du dossier, développés lors de cette réunion publique.

Pourquoi un contournement ? 

« L'agglomération vichyssoise est dynamique mais relativement éloignée des grandes infrastructures routières », explique Olivier Petiot, chef du service mobilité, aménagement et paysage à la Dreal.

L'enjeu, selon lui, « améliorer la desserte de l'agglomération », « donner une vocation plus urbaine à la RD67 », et « développer le secteur nord-ouest ».

Quelle procédure ? 

Des réunions publiques ont été organisées fin 2013, avec plusieurs tracés proposés. Aucun n'avait fait consensus. L'État a choisi de marquer le temps de la réflexion, mais pas d'abandonner le projet. « La concertation a été reprise en 2015 », avec « un nouveau fuseau consensuel ».

Les conseils municipaux des quatre communes directement impactées par le CNO, Charmeil, Saint-Rémy-en-Rollat, Espinasse-Vozelle et Vendat, ont voté le projet.

Ensuite, un comité de pilotage a validé le choix de cette variante, le 22 décembre 2016.

Enfin, « nous avons ensuite décidé de retourner devant le public, à un stade où on ne peut pas se permettre de travailler en vase clos », reprend Olivier Petiot.

Quel tracé ? 

Plusieurs variantes ont été discutées. État et collectivité se sont rejoints sur un tronçon de 12 kilomètres. D'abord 6,5 km de voies nouvelles, du péage de l'A 719 à Espinasse au rond-point de la Goutte, à Saint-Rémy-en-Rollat ; puis 5,5 km sur la RD 67 réaménagée, jusqu'au carrefour giratoire de Creuzier-le-Neuf.

Quelles contraintes ? 

Le contournement « est en zone périurbaine, avec des riverains et des habitations », poursuit Olivier Petiot. Et c'est justement là que le bât blesse, certains riverains ne l'entendant pas de cette oreille.

Le tracé devra également tenir compte des impératifs de nuisances visuelles et sonores, et des considérations environnementales et paysagères.

Quelle marge de manœuvre ?

Le tracé proposé est en fait un « fuseau », c'est-à-dire « une bande dans laquelle sera placée la route, de la façon la plus précise ». L'axe pourra donc bouger de quelques mètres à la marge, en fonction des habitations notamment, mais pas de façon conséquente.

Pourtant, la Dreal a expliqué vouloir organiser « une concertation permanente », et pourquoi pas mettre en place « des groupes de travail avec les associations ».

Quel calendrier ? 

Des études préalables seront lancées cette année pour préciser les caractéristiques du projet et en évaluer les impacts. Concrètement, un cahier des charges va être élaboré, puis confié à un bureau d'études, « probablement à l'automne 2017 ». Ensuite seront mises en place des mesures d'impact. Enfin, un dossier technique sera réalisé. « Entre l'étude et la concertation, cela devrait nous mener au 1 er trimestre 2019 ».

Date à laquelle sera engagée la procédure nécessaire à une déclaration d'utilité publique (DUP), obligatoire « car on touche à des propriétés privées ». « L'enquête publique pourrait être lancée fin 2019 », « pour des travaux estimés au début de l'année 2021 ».

Source : www.lamontagne.fr