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L'abattoir de Vichy Rhue pourrait bientôt être cédé à un privé

Faut-il conserver ou céder l'abattoir de Vichy-Rhue ? La question a fait débat, hier soir, pour la dernière session communautaire de l'année. Le site présente « une bonne activité », selon Joseph Gaillard, élu bellerivois et vice-président chargé du développement économique. Mais il coûte cher. Et pour le moderniser entièrement, Vichy Communauté devrait débourser « entre 1,5 et 6 millions d'euros ». Alors la collectivité a entamé des discussions en vue d'une éventuelle cession.

abattoir vichy-rhue

« Une mission de service public »

« Privatiser l'abattoir ? J'entends parfaitement les arguments économiques, mais il faut penser à la question de l'alimentation en général, a rebondi le Vichyssois François Skvor. Il y a un intérêt à considérer l'abattoir comme un équipement d'intérêt public, car l'alimentation relève de plus en plus d'une mission de service public. Comment, ainsi, conjuguer les impératifs économiques et cette mission ? »

« La question n'est pas exclusivement économique, lui a répondu Joseph Gaillard. Mais 85 % de l'activité est réalisée par deux sociétés, Hassenforder et Livrozet, toutes les deux rachetées par la Sicaba, qui possède un autre abattoir à Bourbon-L'Archambault. »

Ainsi, selon l'élu, soit la Sicaba « rénove celui de Bourbon, soit elle achète Vichy, soit ce n'est pas possible et elle envisage de construire un autre abattoir, qui ne sera pas ici. Et il y a une centaine d'emplois qui gravitent autour de ce site. »

Par ailleurs, selon Joseph Gaillard, si la Sicaba « voulait abattre au meilleur prix, elle le ferait à Lapalisse. Mais Vichy-Rhue est un petit abattoir, réputé pour sa qualité. » Pour lui, une solution s'impose donc pour « maintenir les emplois et la qualité des services » : « Leur transmettre l'abattoir. Si la Sicaba s'en va, il fermera. »

Décision rapide

La meilleure solution également pour Claude Malhuret, président de Vichy Communauté. « Les discussions sont en cours depuis un an. La société en question n'attendra pas éternellement. Nous avons pris contact avec les services de l'État, et une réunion de travail est prévue le 13 juillet. Il faudra alors prendre une décision, et je n'en vois pas d'autres que celle proposée par Joseph Gaillard. »

Le dossier devrait ainsi revenir devant les élus communautaires « probablement dès la rentrée ».

Source : www.lamontagne.fr