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L'union des vignerons de Saint-Pourçain a commercialisé 2 millions de bouteilles

L'union des vignerons de Saint-Pourçain a commercialisé 2 millions de bouteilles pour 4,45 millions d'euros.

vins saint pourçain

Dans un contexte viticole loin d’être facile en France, l’union des vignerons de Saint-Pourçain continue pourtant à tirer son épingle du jeu. En 2016, son chiffre d'affaires a nettement progressé grâce à de nouveaux débouchés dans des régions françaises qui lui résistaient jusqu'à présent. 

Jean-Marc Josselin, le président de l’union des vignerons de Saint-Pourçain, et Christian Bigot, son directeur, ne vont pas jusqu’à sabler le champagne sous nos yeux. Mais manifestement, le cœur y est. Avec un large sourire, ils expliquent que la cave coopérative a réalisé, en 2016, en termes de chiffre d’affaires, sa meilleure année depuis longtemps.

1. Un chiffre d’affaires record depuis dix ans à 4,45 millions d’euros. Avec environ deux millions de bouteilles de Saint-Pourçain commercialisées en 2016, une hausse de 1,7 % par rapport à l’année dernière, le chiffre d’affaires de l’Union des vignerons a progressé de 3,30 % : « Il s’élève à 4,45 millions d’euros. Si on remonte plus loin dans le temps, c’est sans doute notre meilleur résultat depuis dix ans ».

2. La conquête de nouveaux marchés à l’ouest, à l’est et au nord de la France. Si les ventes de l’Union des vignerons carburent aussi bien, c’est parce que les vins produits par la cave coopérative commencent à s’imposer dans des régions françaises qui lui résistaient jusqu’à présent, retrace Jean-Marc Josselin : « Christian Bigot, notre directeur, a beaucoup prospecté sur des territoires où nous étions absents. Aujourd’hui, nous récoltons le fruit de ce travail. Nous avons progressé auprès de la grande distribution dans l’ouest, le nord et l’est de la France. Leclerc commercialise désormais nos vins en Bretagne et dans la région de Metz. Nous avons également trouvé des débouchés auprès de Match, une filiale du groupe Cora pour les supermarchés, qui nous commercialise dans la région lilloise ».
Grâce à cette bonne année, la cave a pu augmenter la rémunération de ses vignerons coopérateurs : « Environ 18 à 20 € supplémentaires par hectolitre ».

3. Une baisse du chiffre d’affaires à l’export « à cause du Brexit ». Si 2016 restera comme une année satisfaisante, tout n’a pas fonctionné aussi bien que les coopérateurs l’auraient voulu. Le chiffre d’affaires à l’export de l'union des vignerons a globalement chuté de 3 %, malgré des débouchés intéressants en Australie, en Chine et au Canada : « Mais c’est nos ventes en Angleterre qui ont beaucoup souffert, du fait de l’effondrement du cours de la livre après le Brexit ».

4. L’enjeu majeur des réserves foncières. L’union des vignerons, qui regroupe une soixantaine de professionnels représentant les deux tiers du vignoble de Saint-Pourçain, se penche sur l’avenir de ses réserves foncières : 
« 50 % de nos vignerons sont âgés de 50 à 59 ans, explique Jean-Marc Josselin. Pas mal d’entre eux vont partir à la retraite dans les dix prochaines années. Le challenge, c’est donc la transmission des exploitations. Afin de ne pas perdre de surfaces dans les situations éventuelles où il n’y aurait pas de repreneurs, nous projetons d’acheter ou de louer des terrains afin de les redistribuer  ».

 Pour avancer dans ce dossier « capital pour l’avenir de la cave coopérative », l’Union des vignerons a créé une Société Civile d’Exploitation Agricole (SCEA). L’étape suivante a déjà démarré  : « Nous avons entrepris des négociations avec la SAFER et la DTT en vue de l’élaboration d’une “convention de transmission”. Elle nous permettra de mettre en oeuvre ce système de reprises des surfaces ».

Source : www.lamontagne.fr