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La JAV accède à la pro B !

La JA Vichy l’a fait ! Portée par une salle en fusion, elle a été intense comme jamais. Et elle a maîtrisé Blois, pour s’offrir la remontée en Pro B (72-61).

Un après-midi estival, Où le temps coule doucement. Une salle qui se remplit, encore dans la torpeur, la fatigue de la veille. Et un appel du speaker. Et une déflagration, immense. Un frisson à quelques milliers de voix et de décibels. Oui, le Pierre-Coulon était plus que prêt pour jouer la montée.

Et son équipe ? Eh bien elle démarrait cahin-caha, comme la veille. En perdant des balles, en ratant ses shoots. Et, malgré une grosse intensité face à des Blésois finalement au complet, elle subissait l'impact de Manzano. Qui, à une gamelle et un lancer près, aurait pu déjà détacher l'ADA (2-6, 3 e). Et comme la veille, c'est la paire Bradford-El Amrani qui lançait les Thermaux, en force. Et Zamroz qui envoyait la deuxième lame, primée (9-9, 4 e).

Mais Blois menait toujours les débats. Assis sur des mailles impénétrables, mais plombé par la maladresse sur les positions ouvertes qu'il arrachait. Car on était déjà dans un sacré combat. Sans espace, ni temps mort. Dominé globalement par les visiteurs, du tampon au rebond. Mais la JAV avait l'adresse primée. Un Zamroz et un Mendy incandescents, pour enflammer la fin du premier, et mener (24-16 sur 4 primés de rang, à 6\8 au total).

Côté ADA, sur ce plan-là, c'était disette. Quand Zamroz rajoutait un côté artistique à ses flèches, quand les autres faisaient moisson au rebond offensif. De quoi mettre un coup au moral de Blois ? Pas du tout. Les abeilles fermaient l'accès au cercle. L'adresse thermale chutait, les pertes de balle s'amoncelaient. Et la paire Urbutis-Manzano grignotait l'écart (29-27 sur un 2-11, 14 e).

El Khir repoussait l'angoisse d'un primé… mais le chantier des intérieurs blésois se poursuivait, de tous côtés, dans le sillage d'un Manzano à l'immense palette, parfaite. Vichy, suite au réveil de Williams, tenait jusqu'à la pause, sonné sur un panier de Bradford (38-34).

Williams revigoré, El Amrani précis et les grands Blésois tenus : la reprise était rassurante. Au son de tambours redoublant, Blois était dans une galère. À ramer, ramer pour s'approcher du panier, se faire une passe. Et un rugissement d'accompagner la dizaine de sécurité (44-34, 23 e). Vite contestée. Blois retrouvait de l'adresse, du jeu de passe, et brouillait les attaques thermales via une drôle de zone. Vichy se prenait un 2-10, Romeyer tentait le coup du joker Essart, pas encore vu du week-end. Mais c'est de Williams, facile et d'une intensité redoublée, que venaient les solutions, et une respiration (50-44, 17 e).

Dernière minute debout

Ça poussait, sur chaque prise de position comme en tribune, pour tenter de faire la bascule. L'ADA jouait au culbuto, revenant inlassablement. Mais Monclar parlait trop, prenait une technique, Vichy répondait d'un petit éclat. Et le préservait, d'un rebond de mammouth de Lessort, jusqu'à la demi-heure (54-46).

L'heure des braves pouvait débuter. Sur une merveille de possession et une immense défense de Williams sur un contre. La Jeanne-d'Arc était toujours plus impénétrable. Ses guerriers étaient sur chaque ballon. Blois tanguait, le Pierre-Coulon chavirait (58-46, 32). Manzano avait beau ramener sa fraise, Williams était là, clutchissime. Ses troupes marchaient sur Blois. Et Zamroz soulevait tout Vichy (65-52, 35 e).

Blois n'abdiquait toujours pas. Et, d'un 7-0, envoyait même un sacré frisson. Les Thermaux semblaient occis, mais ils se jetaient sur tout pour atteindre la dernière minute (67-61, 39 e). Une minute. Debout. Un panier de Bradford. Libérateur. « On est en Pro B » partait des travées, tandis que Mendy parachevait l''uvre d'un féroce dunk. Et les larmes de joie de se mêler à la sueur pour lancer une vague de bonheur. Celle de la remontée en Pro B.

Source : lamontagne.fr