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Recyclerie de l'agglo : déjà 2 ans !

Gérée par l’association Siel, la recyclerie de VVA, à Cusset, emploie quinze personnes en insertion. Son magasin fait des heureux.

Il y a une ambiance particulière à la recyclerie de Cusset. Tout le monde semble content. Les clients d’abord. Fouillant, fouinant au milieu du bric-à-brac du magasin. À la recherche de tout et de rien, mais avant tout de la bonne affaire.

« Je viens depuis deux ans. C’est comme une drogue. Je trouve toujours une bricole », explique Nathalie, rencontrée samedi, jour d’ouverture du magasin. Elle nous montre fièrement un bol ancien et une peluche. 

« Ça, c’est pour un pote qui les collectionne, ça pour une copine qui a eu un bébé. Un coup de machine à laver et c’est comme neuf. J’ai du mal à croire que tous ces objets étaient destinés à la poubelle », s’étonne-t-elle.

« Quand j’ai besoin d’un outil, je pense tout de suite à la recyclerie maintenant »

Roger, lui aussi, vient régulièrement rue de la Perche. « Quand j’ai besoin d’un outil, d’un petit meuble, je pense tout de suite à la recyclerie maintenant, explique ce retraité cussétois. Avant d’acheter neuf, je pense à l’occasion. Surtout que certains produits d’occasion sont de meilleure qualité que du neuf en provenance de Chine. »

Maryse et Lætitia, mère et fille, prennent autant qu’elles amènent. « Je laisse souvent des vêtements à la recyclerie, autant que cela serve, explique Maryse. Et ma fille, elle achète de la ouate et du tissu pour faire de la couture. »

Maryse, qui a garé sa voiture du côté de l’entrepôt de la recyclerie, donne un sac de vêtements à une jeune femme.

Ce sac se retrouvera sûrement dans les mains de Jacqueline. La quinquagénaire, qui nous demande de ne pas publier son véritable prénom, est tout de même contente d’être employée en chantier d’insertion par l’association Solidarité insertion environnement local (Siel) qui gère la recyclerie.

« J’ai été licenciée économique il y a deux ans. Et à 58 ans, ce n’est pas facile de retrouver du travail. Deux ans sans emploi, c’est très dur, explique-t-elle. C’est Pôle emploi qui m’a envoyé ici. Cela fait du bien d’avoir des collègues. J’ai un projet pour être assistante maternelle. »

Sur le chantier d’insertion de la recyclerie, 47 personnes ont déjà bénéficié d’un contrat aidé. Et 15 ont trouvé un emploi ou une formation. Jacqueline espère être la seizième. 

 

Source : lamontagne.fr / photo Cleo Chabrou