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L’union pour la réussite des entreprises a tenu sa première réunion mercredi soir à Vichy

Mise en commun des compétences, entraide, lobbying mais pas de business. Un nouveau club de petites et moyennes entreprises vient de voir le jour dans l’Allier.

Un club d'entrepreneurs, c'est bien sûr pour faire du business ? « Pas du tout, c'est une démarche de conviction », insiste Jean-Jacques Richard, le président de l'Union pour la réussite des entreprises. Avec trois amis, l'une notaire, un autre chargé d'affaires dans la Banque publique d'investissement (BPI, ex Oséo) et une dernière en train de créer son entreprise, l'expert-comptable de Voussac a eu l'idée d'un club regroupant des représentants (pas seulement chefs d'entreprises) de TPE et de PME. « En rassemblant des représentants de PME, nous souhaitons développer un réseau de compétences, tout en permettant aux chefs d'entreprises de rester maître à bord », insiste Jean-Jacques Richard.

Ce que François Bouteille, consultant dans l'aide à la décision stratégique et qui est venu apporter son témoignage à la centaine de personnes présentes mercredi soir, à Vichy, appelle « la dynamique participative ». « C'est essentiel. Un chef d'entreprises qui se limite à donner des ordres à ses salariés, cela ne marche plus. Les chefs d'entreprise ont du génie, ils doivent le partager ». Au sein de l'association, les représentants des entreprises pourront à la fois proposer des solutions alternatives et bénéficier d'une aide en cas de difficultés. L'association entend aussi « dénoncer des aberrations et dysfonctionnements » et effectuer un travail de lobbying auprès des pouvoirs publics. « Mais, prévient Jean-Jacques Richard, nous ne sommes ni un syndicat, ni un club d'affaires ».

Au contact des étudiants

L'Union pour la réussite des entreprises envisage de réunir ses membres quatre fois par an. La première réunion s'est tenue sur le campus Albert-Londres de Vichy, et Jean-Jacques Richard aimerait bien continuer à donner rendez-vous à ses collègues au même endroit. « On dit tellement qu'il existe un fossé important entre les entreprises et la formation professionnelle qu'il serait dommage de ne pas profiter de la possibilité de faire se rencontrer chefs d'entreprises et étudiants. Ces derniers ne peuvent pas adhérer, mais ils pourront toujours participer à des tables rondes dans le futur », insiste le président Richard.

Volontairement, une cotisation libre (au minimum 100 € par an) est demandée aux adhérents, afin de toucher le plus grand nombre.

Contact. uniondespme@gmail.com.

 

Source : lamontagne.fr