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Le département de l'Allier va passer à 11 intercommunalités

La préfecture a rendu public le nouveau schéma de coopération intercommunale de l’Allier. A compter du 1er janvier 2017, il prévoit de ramener de 21 à 11 le nombre d’intercommunalités dans le département.
 
intercommunalité en Allier au premier janvier 2017
 
Autour de Montluçon. Il a longtemps été question de créer, autour de Montluçon, la plus grande intercommunalité du département. Faute d’accord entre élus, c’est finalement l’inverse qui se produit, puisque l’agglomération se contente de fusionner avec Marcillat-en-Combraille. Les élus du territoire, que nous avons sondés, sont pourtant tous convaincus qu’il faudra créer un grand ensemble, à l’échelle du Pays de la vallée de Montluçon et du Cher, pour peser dans la nouvelle région. Au nord-ouest du département, on imagine mal les trois petites communautés du Val de Cher, du Pays d’Huriel et du Pays de Tronçais rester seules bien longtemps.
 
Comme personne ne semble satisfait de cette situation, les discussions se poursuivent dans le but de créer cette grande intercommunalité, mais en prenant davantage de temps pour préparer le terrain. Il faudra notamment régler les questions  de gouvernance et de fiscalité avant de voir Commentry et Montmarault intégrer l’agglo. Mais aussi peut-être envisager de dépasser les frontières du département en intégrant par exemple Saint-Eloy-les-Mines (Puy-de-Dôme).
 
Autour de Moulins. L’arrondissement de Moulins s’avère au final le plus « regroupé » dans cette nouvelle carte intercommunale, avec trois entités. Comme pressenti, à l’ouest, les communautés de communes du Bocage ne sont pas contraintes de rejoindre l’agglo de Moulins : Bocage bourbonnais et bocage sud formeront un nouvel ensemble de Franchesse à Deux-Chaises, aux portes d’une agglo de Moulins largement agrandie.
 
Cette dernière ne subit pas non plus de mariage forcé : Le pays de Lévis et le pays de Chevagne avaient manifesté leur souhait de rejoindre l’agglo, tout comme deux communes de la Nièvre : Dornes et Saint-Parize-en-Viry.
 
A l’est, Dompierre aurait eu la tentation de suivre ce mouvement vers une agglo de poids, mais devra s’associer avec Le Donjon Val Libre, qui voulait garder son indépendance. En vain.
 
Autour de Vichy
 
La plupart des EPCI ont eu ce qu’ils voulaient, ou plus exactement ce qu’ils s’étaient résignés à avoir.  Les plus heureux, ce sont les trois communautés de communes rurales de Sioule, Colettes et Bouble , du Pays Saint-Pourcinois et du Bassin de Gannat. Elles voulaient ce mariage à trois afin de pouvoir défendre ensemble leurs spécificités rurales et elles ont obtenu gain de cause. 
 
Vichy Val d’Allier, résigné à poursuivre son chemin sans Gannat, trouve une cohérence dans le mariage avec la Montagne bourbonnaise. Laquelle espère être raccrochée à une locomotive.
 
Le cas le plus difficile était celui de Varennes-Forterre et du Pays de Lapalisse. Malgré les volontés  qui avaient pu être émises de rester seule, ou d’un mariage avec d’autres EPCI, le préfet est resté sur sa première idée de constituer une entité dont l’épine dorsale est la Nationale 7.
 
Source : lamontagne.fr