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Manurhin : Vers la fin du chantier de dépollution

Les travaux de mise en sécurité pyrotechnique de l'ancienne fabrique de munitions Manurhin devraient s'achever à la fin de l'année 2017, entre Bellerive et Charmeil. Si tout se déroule bien.

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Dix ans après l'arrêt des activités de production de la fabrique Manurhin, Giat Industries a terminé 90% des dépollutions sur le site de Montpertuis-Palazol. Il lui reste deux zones à traiter, ce qui nécessitera encore un an de travaux.

Palazol est à vendre

La mise en sécurité pyrotechnique de la zone de Palazol est terminée. Giat Industries se dit prêt à vendre cet espace à Vichy Communauté, qui envisage une zone de développement économique. « On a fait une étude de sol et une étude des eaux, souligné Patrick Bourset de Giat Industries. Il n’y a pas de pollution chimique sur ce site. On a également contrôlé qu’il n’y ait pas de munitions sous les bâtiments en effectuant des carottages. »

Montpertuis pour la fin d'année

Des opérations doivent se poursuivre en 2017 sur le site de Montpertuis. Une zone de 2.500 mètres carrés doit être mise en sécurité. Elle contient des enfouissements « peu organisés », des éléments d’explosifs à nu, des morceaux de ferraille et de munition. « On va être obligé de faire un tri manuel, a expliqué Patrick Bourset, directeur de site pour Giat Industries. On n’a pas eu à le faire jusqu’à présent, mais les éléments sont tellement enchevêtrés qu’on ne peut pas faire autrement. » Cette opération devrait durer au moins cinq ou six mois.

Un étang à fouiller

Un autre espace, situé près de la clôture du site de Montpertuis, risque de réserver d’autres surprises. Après une explosion survenue en 1951, l’ancienne fabrique Manurhin a enfoui des débris dans un étang. « On ne sait pas ce qu’ils ont mis exactement, explique Dominique Cocut, assistant à maîtrise d’ouvrage de la société ESP Conseil, chargée de faire l’interface entre Giat Industries et l’opérateur des travaux. Jusqu’à présent, on trouvait beaucoup de munitions inertes sur le site de Montpertuis-Palazol. Là, l’historique nous dit qu’il y a des grenades. Des munitions actives. Cela va être long parce qu’il faudra être vigilant. » Les travaux pourraient se dérouler courant juillet et août, voire septembre. Le traitement de cette zone nécessitera probablement la mise en place de protections plus importantes pour confiner le risque.

Un arsenal excavé

Depuis le début du chantier, l’entreprise chargée des travaux a retrouvé 3.000 tonnes de ferrailles et 300 tonnes de munitions, dont 3 % étaient actives (munitions pouvant contenir des matières explosives). Tous ces éléments ont été incinérés sur place. « On ne peut rien sortir de la maison, prévient Patrick Bourset de Giat Industries. On n’a pas le droit. » La méthode consiste à excaver les terres à l’aide d’une pelle mécanique. Les matériaux sont ensuite passés dans des installations vibrantes perforées, pour extraire tous les objets de plus de 5 millimètres de diamètre.
Jusqu’à l’arrêt des activités de production en 2006, le site industriel Manurhin fabriquait des munitions de petits calibres, des obus de petites dimensions, des systèmes d’armement de missiles et des lance-roquettes.

11,5 millions d'euros

Le coût des travaux est plus élevé que prévu. À ce jour, le montant total engagé par Giat industries, pour la réhabilitation du site, s’élève à 11,5 millions d’euros. L’entreprise estime qu’elle va devoir investir un million d’euros supplémentaire pour terminer le chantier.

Source : www.lamontagne.fr