Vous êtes ici

Montpertuis : l'agglo veut "tout arrêter"

Le président Claude Malhuret a annoncé jeudi 30 mars vouloir faire réaliser une étude avant d’acheter les 118 hectares de l’ancien site de production d’explosifs, à Bellerive.

montpertuis bellerive sur allier

Le feuilleton Montpertuis est loin d'être fini. Alors qu'on pensait que Vichy Communauté attendait la fin de la dépollution de l'ancien site industriel d'armement pour tenir sa promesse d'achat, le président Claude Malhuret (LR) a annoncé, hier soir, au détour d'une délibération, qu'il souhaitait « tout reprendre à zéro ». Et dans l'hémicycle, personne ne l'a contredit. « J'ai l'impression qu'on est d'accord sur la méthode », a conclu le président à l'issue de son plaidoyer. Il devrait donc proposer le vote d'une étude lors d'une prochaine séance.

« On ne fait pas les soldes »

Fermé depuis 2006, le site de 118 hectares est actuellement en cours de dépollution. Un chantier tellement long que la promesse de vente signée par la collectivité est devenue caduque. « C'est l'occasion d'arrêter tout », a lancé le maire de Vichy. « Je vous propose de demander une étude à des cabinets spécialisés afin de voir les différentes possibilités sur le site, zone naturelle, de commerce, de logement ou industrielle. Une étude du même type que celles en cours pour la Boucle des Isles, le Sichon entre Cusset et Vichy ou Port-Charmeil. On aurait d'ailleurs dû faire cette étude avant. L'État nous dit, si vous achetez maintenant, nous vous donnons deux millions d'euros de subvention. Mais nous ne faisons pas les soldes ! Et on a le temps, car à chaque fois qu'on demande où en est la dépollution on nous répond qu'il y en a pour encore un an. »

Claude Malhuret ne l'a pas caché, cette proposition vise également à « rassurer » les riverains déjà opposés à un très hypothétique projet d'installation d'une usine de production de bioéthanol, envisagé depuis quelques années. Et cela même si le président de l'agglo et son collègue DVD de Bellerive, Jérôme Joannet (*), ont répété à maintes reprises qu'ils s'opposeraient à l'installation d'une activité qui s'avérerait polluante. « Avec le maire de Bellerive, nous avons décidé d'inscrire la zone "Urbanisation future" sur le PLU de Bellerive, ce qui gèlera tout aménagement », a ajouté Claude Malhuret.

« On peut se passer des banderoles »

Plusieurs dizaines de membres du collectif Danger Montpertuis étaient d'ailleurs à nouveau devant l'entrée de la collectivité à l'arrivée des élus. « Je pense que les banderoles, maintenant, on peut s'en passer », a conclu le président.

(*) Jérôme Joannet avait quitté la séance au moment de cet échange.

Source : www.lamontagne.fr