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Développement durable - le projet de site de méthanisation à Hauterive

projet methanisation

La méthanisation permet de créer un gaz propre, à partir d’effluents d’élevage et de sous-produits alimentaires. Une source d’énergie et de carburant au potentiel énorme dans l’Allier. Dans l’agglomération vichyssoise, un vaste projet prend forme.

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Vichy Communauté poursuit sa mise au vert. Pierre après pierre, la collectivité bâtit sur les fondations de son label de Territoire à énergie positive (Tepos). Avec, cette fois, un vaste projet dans le domaine de la méthanisation.

Une pierre philosophale pour changer les déchets agricoles en gaz. De la théorie à la pratique, il n’y a qu’un pas et quelques centaines de kilomètres, qu’élus et techniciens ont parcourus pour visiter AgriBioMéthane, à Mortagne-sur-Sèvre, en Vendée. Un site inauguré en 2014, et dont le modèle épouserait à merveille les ambitions bourbonnaises.

Le biogaz

C’est un gaz 100 % renouvelable produit à partir de la fermentation, selon les ressources locales, de déchets agricoles, verts, ménagers, issus de l’agroalimentaire, de boues de stations d’épuration ou du captage en décharge. Après épuration, il atteint le même niveau de qualité que le gaz naturel, et peut donc être injecté dans les réseaux, ou acheminé vers une station de biocarburant.

Le biocarburant

Comme le gaz naturel véhicule (GNV), le biométhane, alors nommé BioGNV, peut également être utilisé comme carburant, pour les camions ou les véhicules légers. Sans odeur, ni fumée, en réduisant de 95 % des émissions de gaz à effet de serre par rapport à l’essence et au gazole. Et créé localement, quand le premier est importé. Soit une belle source potentielle d’emplois non délocalisables.

biocarburant

Odeur et dangerosité

Pas d’odeur, ou presque, sinon lors du versement, alors que le soleil de la fin d’été tape sur les installations. Et pour cause : le fumier est versé dans un bâtiment mis en dépression, pour éviter, justement, que les odeurs ne filtrent. Il est ensuite dirigé vers une fosse tampon étanche, dans laquelle est versé directement le lisier. Après traitement des différents intrants, ne reste qu’un digestat inodore, utilisé pour l’épandage sur les cultures. Le gaz recueilli, lui, est injecté dans le réseau.

Par ailleurs, « il y a seulement huit bars de pression, et pas d’air, il n’y a absolument aucun risque », rassure Thierry Liard, l’un des dix agriculteurs associés du site vendéen.

methanisation

Le projet de Vichy Communauté

L'agglo aimerait construire un site de méthanisation par injection, et une station de BioGNV. « L’Allier compte beaucoup de transporteurs, c’est un nœud routier. Et il y a là le potentiel méthanisable le plus important d’Auvergne, se félicitent en chœur Frédéric Aguilera, président de Vichy Communauté, et Patrick Carlier, directeur territorial régional de GrDF Centre. L’objectif, c’est de mener les deux opérations de front. »

Un travail en commun lancé par l’agglo, ses partenaires, les agriculteurs locaux et GrDF « depuis un peu plus d’un an », qui prévoit un coût de 8 à 9 millions d’euros pour le seul site de méthanisation.

Le site retenu : le long du contournement sud-ouest de Vichy, sur la commune d’Hauterive. Reste à lever les craintes des riverains autour d’une technologie encore méconnue. « On va forcément avoir des gens qui vont dire que c’est mieux chez les autres », souffle Didier Corre, maire d’Hauterive. Ensuite, « si les phases de validation se passent bien, la construction pourrait débuter en 2020. » Pour enclencher un cercle vertueux, et poursuivre l’effort vert. « Il faut réussir le premier pour en faire d’autres. »

Source : lamontagne.fr

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