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Quoi de neuf sur le train Intercités Clermont-Paris ?

Treize rames rénovées sont, depuis jeudi, en service sur la ligne Intercités Clermont-Paris Bercy. La SNCF fait du neuf avec du vieux. Est-ce que ça va changer la vie du million d’usagers annuel de la ligne ?

trains clermont - paris

Treize rames, soit 91 voitures, ont été entièrement rénovées pour être plus confortables.

La SNCF en prise avec ses clients. C’est l’innovation la plus attendue des passagers de seconde classe : la prise électrique. Depuis plusieurs mois vous l’aviez sur un trajet, pas sur un autre. Normal, les rames rénovées ont pris du service au fur et à mesure pendant trois ans. Depuis jeudi, c’est terminé. Les treize rames rénovées sont en service.

Le train tangue, accrochez-vous ! Deuxième innovation majeure : les poignées, ou barre d’appui, sur les sièges pour s’accrocher lors des déplacements en cas de fort roulis. « C’était très demandé » montre, satisfait du design, Jean Ghédira, le patron de SNCF Intercités. Cerise sur le gâteau, afin d’améliorer la stabilité à bord, les amortisseurs ont été remplacés et les suspensions ont été standardisées. 15 % de gain d’après la SNCF.

La SNCF va vous faire aimer le train. Le confort de voyage a été totalement repensé. Les fauteuils d’abord : assise et têtière adaptées, plus d’espace. Toutes les tables sont désormais en portefeuille. Il parait que cela facilite l’accès des voyageurs à leur place. N’hésitez pas à nous faire part de vos commentaires. Nous sommes sceptiques. Moins visibles mais contribuant à créer une ambiance, la signalétique, la lumière, le choix des matériaux… ont été réfléchis. Pour l’œil mais aussi pour réduire les nuisances sonores. Les enfants ont toujours leur espace famille et les personnes à mobilité réduite bénéficient d’une voiture agrandie.

De nouveaux services. La restauration, un partenariat avec La Montagne..., a détaillé Éric Cinotti, le directeur régional SNCF Mobilités Auvergne.

Pour le wifi, il va falloir attendre. Mais Jean Ghédira positive : « Nous avons avancé sur le dossier. Une étude a été faite entre l’État, les préfectures et la SNCF pour regarder les couvertures, identifier précisément les zones blanches. Ça y est, les conclusions ont été rendues et là, maintenant, tout l’enjeu est d’aller convaincre les opérateurs de téléphonie ».

Ça se passe dedans. Et dehors. Le confort des voyageurs passe aussi par les gares. Après celle de Clermont-Ferrand, d’autres suivent. Nevers par exemple, a cité le directeur Intercités. Et surtout Bercy, a-t-il insisté.

La pilule a été dure à avaler pour les Auvergnats mais, d’après Jean Ghédira, elle est passée. Et plutôt bien passée : « On me dit qu’il est même plus facile de sortir de Bercy que de la gare de Lyon », a-t-il répondu à Brice Hortefeux. Le Délégué à l’aménagement du territoire de la grande région se demandait d’où venaient les enquêtes de satisfactions « parce que tout le monde est contre ». Bercy donc : à l’automne, un salon professionnel, une salle d’attente, des animations… « culturelles proposées par la ville de Clermont-Ferrand » a casé Olivier Bianchi, le maire. « Oui. Et aussi du reste du territoire pour le valoriser et le présenter aux parisiens » a ajouté le directeur Intercités.

Contrer la concurrence du covoiturage. À 30 euros, le prix moyen d’un Clermont-Paris en covoiturage, « il fallait réagir » assure Jean Ghédira. Avec l’offre « Intercités Happy Hour », pour tous, sans carte ni restriction d’âge, « on touche le déplacement en train pour 30 euros » assure-t-il. À vous de nous dire si ça coince. Bon voyage !

Source : lamontagne.fr