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Rapprochement Clermont-Vichy

Pour le maire de Vichy, le rapprochement avec Clermont-Ferrand va dans le sens de l'histoire, encore plus avec la nouvelle grande région Auvergne Rhône-Alpes
La Montagne a rencontré Claude Malhuret pour une interview de rentrée, où il a beaucoup été question de grande région et des rapprochements entre la cité thermale et Clermont-Ferrand. Extraits.
 
Quelle place pour la métropole Clermont-Vichy dans la grande région Auvergne-Rhône-Alpes ?
 
« Nous allons être dans une région avec une métropole (Lyon) et des pôles puissants : Grenoble, Saint-Etienne, Chambéry, la région frontalière de la Suisse. Notre réflexion est simple : tous ces pôles sont orientés vers l’est et nous sommes le pôle d’équilibre à l’ouest. Aujourd’hui, notre responsabilité est de faire vivre un pôle d’équilibre autour de Clermont et Vichy capable de s’exprimer avec autant de force. C'est le sens de l'histoire. »
 
Vichy est-elle en train d'abandonner l'Allier et ses liens avec Moulins et Montluçon pour se jeter dans les bras de Clermont-Ferrand ?
 
« Depuis que je suis maire de Vichy, tout le monde nous dit "vous ne faites pas vraiment partie de l’Allier, vous êtes tournés vers Clermont". On participe à tout ce qui se passe dans l’Allier, bien entendu que Vichy n’est pas ailleurs que dans l'Allier. Maintenant, de toute évidence, il y a des données géographiques : on est à 60 bornes de Moulins et 60 de Clermont. Evidemment, les étudiants vont à Clermont. 
Si la dynamique du pôle métropolitain n’existait pas, ce serait pire. En le créant, on permet à l’ouest de la région, donc à Moulins et Montluçon, d’être dans la dynamique. C’est la seule façon pour l’ouest de Rhône-Alpes-Auvergne d’exister et bien sûr que cela servira à Moulins et Montluçon. »
 

Que répondez-vous à ceux qui craignent de voir "Vichy se faire bouffer par Clermont" ?

« Franchement, c’est de la connerie. Vichy et Clermont, c’est complémentaire, grande métropole industrielle ; ville thermale et touristique. On ne va pas se faire bouffer : et même si on tombe dans l’orbite de Clermont sur certains sujets il vaut mieux ça que crever de notre côté. »
 
Où en est-on du projet d'installation par Michelin sur le site de Manurhin, à Bellerive-sur-Allier, d'une unité de production de butadiène biosourcé ?
 
« C’est un projet industriel, ce n’est pas nous qui préparons ce projet. Sur la faisabilité technique, les industriels sont en train de travailler et c’est lent. Un jour, ils nous diront. Jusqu’à ce qu’ils nous disent que c’est faisable, techniquement et économiquement, nous attendons. On y participe, puisque nous avons délégué un agent à la Région pour travailler sur le dossier.
Il y a une chose que nous ne pouvons accepter, c’est une pollution, notamment olfactive ou visuelle. Ils veulent faire de la chimie verte, donc ce doit être chimie verte : nous serons très regardants sur l’aspect environnemental ».
 
Le déménagement de l'institut de formation en masso-kinésithérapie devient urgent. le projet aux Docks de Blois sera-t-il présenté cet automne ?

« Oui, nous avons décidé d’y aller. Je ne peux pas en dire plus, les négociations sont en cours avec le propriétaire. Si elles aboutissent, dans quelques jours il y aura un compromis et on pourra donner tous les détails. On commencera à construire immédiatement l’IFMK et ensuite on ira se battre pour obtenir les formations qui constitueraient l’Institut des métiers de la réadaptation. Mais vu la taille du terrain, il y a d’autres perspectives, des logements, des commerces par exemple. »