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Un club d’entreprises contre le réchauffement climatique

Arpegy, unique fabricant français de poêles à granulés, crée un club d’entreprises pour lutter contre le réchauffement climatique. Jean-Noël Sauterau explique pourquoi il rachète le carbone de ses clients.

Le réchauffement climatique inquiète Jean-Noël Sauterau en tant que citoyen et chef d’entreprise. Il a lancé le club Carbone Auvergne Entreprise, au sein duquel les entreprises membres rachètent l’équivalent carbone émis par les clients lors de leurs dé́placements vers ces entreprises. Pour Jean-Noël Sauterau, il s’agit des établissements Orchel, unique fabricant français de poêles à granulés.

2 : En degré celsius, la limite que doit atteindre le réchauffement climatique, « sinon on va à la catastrophe », indique le chef d’entreprise. « Je me suis demandé ce que je pouvais faire pour lutter contre le réchauffement durable et l’union fait la force. Rien n’existe pour aider les petites et moyennes entreprises à limiter leur production de gaz à effet de serre. » L’idée du chef d’entreprise est de faire appel à des spécialistes pour réaliser des bilans et donner les recommandations pour réduire ces émissions. « En association, on peut mutualiser le coût des bilans et appliquer les conseils dans le domaine du chauffage ou de l’éclairage.»

Pour la rénovation thermique d’un lieu emblématique

Selon le chef d’entreprise, le principe est que l’économie réalisée en termes de consommation d’énergie et donc de production de gaz à effet de serre permet de financer le bilan et les travaux d’amélioration. Dernièrement, Jean-Noël Sauterau a fait un bilan concernant sa chaudière à gaz et a mené quelques travaux. « On économisera 10% de chauffage par an avec un investissement de 3500 euros. En deux ans, cet investissement sera amorti. Le but n’est pas de se créer de nouvelles charges », souligne Jean-Noël Sauterau. Actuellement, le club Carbone Auvergne Entreprise compte trois membres : Arpégy, Allier bois énergie, et Dumont électricité systèmes.

14,5 - En euros le prix de la tonne de CO2. C’est à ce tarif que l’entreprise Orchel rachète le carbone émis par ses clients. « On demande aux personnes qui nous achètent un poêle ou qui nous demandent un devis de remplir un formulaire pour connaître la puissance de leur véhicule et la distance qu’ils ont parcouru pour venir jusqu’à notre magasin de Charmeil. En fonction du CO2 émis, on reverse la somme dans une cagnotte, qui servira à la rénovation thermique d’un lieu emblématique auvergnat comme un musée, un hôpital...» Jean-Noël Sauterau ignore encore quelle somme sera récupérée jusqu’en octobre 2016. « Mais moins il y aura d’émission de gaz à effet de serre, mieux se sera. Et plus on parle des dangers du réchauffement climatique, plus ça rentrera dans les mentalités ».

0 - Le taux de gaz à effet de serre que produit un poêle à bois, selon l’industriel. «C’est entièrement vertueux comme système de chauffage. Le CO2 produit par la combustion est consommé par les arbres qui poussent. Par contre le bois qui pourri en forêt crée du CO2 », indique Jean-Noël Sauterau qui insiste: « il est nécessaire de redevenir raisonnable. Il faut réfléchir au niveau de la planète et d’un partage global. »

500 - Le nombre de poêles à granulés fabriqués par l’entreprise depuis le lancement de la production il y a un an. Le chef d’entreprise reconnaît: « le produit plaît mais nous sommes dans une phase de chute des ventes des appareils à bois. De plus, il n’a pas fait froid lors des deux derniers automnes. On doit également faire face à une baisse du cours du pétrole.» La production de poêle représente actuellement 15% de l’activité de l’entreprise saint-yorraise. L’autre part de l’activité est la distribution de matériaux et d’accessoires techniques et décoratifs de cheminées, de hottes, de poêles à bois et de poêles à granulés.

823 - Le nombre de combinaisons possibles à partir des trois modèles de poêle à bois de fabrication française. Une application pour smartphone a même été créée pour permettre aux clients de configurer le poêle. Il faut compter 3500 euros pour ce type de produit qui demande une dizaine d’heures de travail.

25 - Le nombre de salariés que compte l’entreprise Arpegy. Huit personnes se consacrent à la production des poêles. La société bourbonnaise a été la première à signer un contrat de génération en Auvergne en 2013. «Depuis nous en avons signé un deuxième », conclut Jean-Noël Sauterau.

Source : La Semaine de l'Allier

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