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Décrocher un job après un recrutement à l'aveugle à la Mission locale de Vichy

recrutement à l'aveugle

Un candidat de 24 ans avait séduit des professionnels de l'intérim en mars, sans croiser leurs regards. La Mission locale de Vichy envisage de reconduire l’action, cet automne.

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Aurélien Martin a eu trois minutes pour se présenter à des professionnels de l’intérim qui lui tournaient le dos le 20 mars, dans les locaux de la Mission locale de Vichy. Et, malgré les circonstances atypiques de cette rencontre, il leur a tapé dans l’œil.

« Plusieurs personnes se sont retournées », se souvient le jeune homme de 24 ans, qui aimerait travailler durablement dans le secteur de la logistique. « J’étais content. Un ou deux jours après, une agence m’a contacté pour me proposer une mission en tant que manutentionnaire à Agripharm-FLC, à Varennes-sur-Allier. Je suis resté dans cette entreprise pendant un mois et demi et, mi-mai, j’ai passé un test pour entrer à Cap L’Oréal. Ça a marché. Je suis opérateur de conditionnement jusqu’au 31 août. »

Onze candidats ont obtenu une mission

Quatre mois après ce « Voice de l’emploi », Aurélien Martin enchaîne les contrats et il n’est pas le seul dans ce cas. Comme lui, une vingtaine de jeunes avaient participé à ce recrutement à l’aveugle.

À ce jour, onze candidats ont obtenu au moins une mission dans les secteurs de l’industrie, le nettoyage ou la restauration, et trois, – dont Aurélien fait partie –, sont toujours en emploi.

« On avait choisi des jeunes qui n’arrivaient pas à trouver ce fameux premier contrat, explique Frédérique Saby, la directrice de la Mission locale de Vichy. On reproche souvent aux candidats de ne pas avoir d’expérience, mais on ne leur donne pas la possibilité d’en avoir une première. C’est le chat qui se mord la queue… »

En leur tournant le dos, les agences d’intérim ont accepté de ne pas regarder le CV et l’apparence des candidats afin de les recruter uniquement sur ce qu’ils racontaient d’eux.

« Cela m’a permis de plus me lâcher, explique Aurélien Martin. J’ai dit que j’étais organisé et que je cherchais un travail en préparation de commandes. Je suis aussi membre de l’école-entreprise de la Mission locale, et je l’ai précisé aux recruteurs. Je voulais leur montrer que, même sans emploi, j’étais quelqu’un d’actif. »

En septembre, la Mission locale de Vichy doit faire un point avec les agences d’intérim, avec l’objectif de reconduire l’action cet automne.

Source : www.lamontagne.fr

 

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