Vous êtes ici

Wild Customs se développe sur l'agglomération

La marque auvergnate de guitares Wild Customs change de dimension dans son nouvel atelier, à Creuzier-le-Vieux. Mais garde tout son esprit rock, indépendant et innovant.

Fini de jouer des coudes en veillant à ne pas en donner un coup aux guitares en fabrication. L'équipe de Wild Customs se sent bien plus à l'aise pour travailler dans son nouvel atelier de la rue des Pins, à Creuzier-le-Vieux. Un espace de 600 m ², contre 170 dans l'atelier du centre-ville vichyssois qu'elle vient de quitter.

« On n'est jamais moins de cinq à présent et on avait besoin d'un endroit plus spacieux car on a plus de guitares à emballer, à stocker, etc., expliquent Wild Reno et Wild Ju, les fondateurs de la marque, rejoints depuis par un troisième associé. Ici, on a des espaces alloués à toutes les étapes de production, dont une salle de remontage et, bientôt, un espace peinture. »

Do it yourself : « Le côté humain qu'on aime beaucoup »

À sa nouvelle adresse, l'équipe peut accueillir les groupes dans une salle de test. Elle propose également son établi à des musiciens qui viennent faire eux-mêmes leur guitare, et les conseille sur le design, la découpe, le ponçage, le frettage, l'assemblage, le polissage, l'électronique : « On s'adapte au niveau de chacun et tout le monde y gagne. Nous, on trouve surtout le côté humain qu'on aime beaucoup et qui nous sort de la routine journalière ». Ce système de "do it yourself" a déjà conquis plusieurs « stagiaires ».

Reste encore à donner au nouvel atelier ce « côté Wild » qui fait l'identité de la marque. Une mission dans les cordes des garçons, qui ont prévu de reproduire la vitrine street art qu'ils avaient conçue rue Salignat. Ils envisagent aussi d'installer un studio photo pour sublimer leurs modèles et les présenter aux visiteurs de leur site Internet et aux plus de 9.000 fans de leur page Facebook.

Deux fois plus de guitares cette année

Côté activité, l'équipe prévoit de doubler la production, pour passer de 100 à 200 guitares cette année. « Puis à 300 en 2014. » La demande est bien là, sur place, sur la toile, et dans les boutiques qui commercialisent les guitares Wild Customs à Paris, Nîmes, Toulon, Montreux (Suisse) et New York (États-Unis). « Ils les vendent plus vite qu'on ne les fabrique… 95 % de notre clientèle est hors Auvergne. On a de plus en plus de gens qui viennent de partout en France, une clientèle européenne qui se développe bien, et plusieurs commandes aux États-Unis et en Australie. Les musiciens locaux, eux, viennent plutôt pour de la lutherie pure que pour une guitare customisée et sur-mesure ».

Wild Customs développe également le merchandising. Lancés sans tirer de plans sur la comète, les tee-shirts habillent un nombre croissants de fans. « Le premier prix pour une guitare est à 600 €, et le prix moyen tourne autour de 2.000 €, alors c'est l'occasion pour les gens d'avoir déjà quelque chose de Wild avant de pouvoir acheter leur guitare. On crée aussi beaucoup de logos, des boucles de ceinture, des patchs et des petits accessoires. »

Les jeunes entrepreneurs racontent même avoir rencontré des inconditionnels qui se sont fait tatouer leur guitare ou le logo de Wild Customs ! Une empreinte pleine de promesses pour la marque. L'an prochain, l'équipe ira la présenter sur un grand salon de guitares, en Allemagne. « Quand on a commencé, on sentait qu'il y avait du potentiel pour Wild Customs. Maintenant, on mesure qu'il y a une place pour nous, mais on veille à appréhender les choses sans griller les étapes. »

www.wildcustoms.fr

 

Source : La Montagne du 19 avril 2013