Hugues Rambert

Publié le 06/07/2011

Créés en 1989 à Saint-Germain-des-Fossés, les Ateliers Hugues Rambert se sont spécialisés, depuis une dizaine d'années, dans le luminaire haut de gamme. La PME aux quinze salariés affiche ainsi un imposant – et rayonnant – carnet de palaces et hôtels de luxe qui côtoient les brasseries parisiennes tenues par la diaspora auvergnate.

Les beaux jours du luminaire haut de gamme

Créés en 1989 à Saint-Germain-des-Fossés, les Ateliers Hugues Rambert se sont spécialisés, depuis une dizaine d'années, dans le luminaire haut de gamme. La PME aux quinze salariés affiche ainsi un imposant – et rayonnant – carnet de palaces et hôtels de luxe qui côtoient les brasseries parisiennes tenues par la diaspora auvergnate.

Les mariages princiers du Royaume-Uni et de Monaco ont eu des répercussions jusque dans la zone industrielle de Vichy-Rhue. Installés depuis janvier dernier dans les anciens bureaux de Bostik, où les quinze salariées ont les coudées plus franches que dans leurs étroits locaux de Saint-Germain-des-Fossés, les Ateliers Hugues Rambert ont travaillé dur pour « rafraîchir » les luminaires des palaces londoniens et monégasques : « Nous avons refait ceux du Savoy et du Four Seasons à Londres, et nous avons en commandes ceux de l'Hôtel de Paris et de L'Hermitage à Monte-Carlo, et du Carlton à Cannes », énumère Philippe Rabane, qui a racheté en 1997 la PME créée et tenue par Martine Rambert dans une ancienne école maternelle de Saint-Germain-des-Fossés.

Développement

Le Cantalou, alors adjoint du directeur d'une usine de parapluies au “pays”, voulait « reprendre une entreprise » et s'était laissé séduire par le « savoir-faire » et la « créativité » de la petite équipe : « Quand j'ai repris les Ateliers, il y avait trois salariées. Aujourd'hui, nous en avons quinze, auxquelles s'ajoutent quatre travailleuses à domicile . »

Le développement de l'activité dans le haut de gamme explique l'expansion des Ateliers : « On a eu la chance d'avoir quelques références comme le Carlton, à Cannes, qui a été notre premier beau projet. Le haut de gamme, c'est un petit milieu. Nous ne sommes que trois ou quatre en France à fabriquer de tels luminaires. Ce sont les décorateurs qui nous ont tirés vers l'excellence . »

Une excellence adoubée en 2006 par le titre d'Entreprise du Patrimoine Vivant, que décerne le ministère de l'Économie, des Finances et de l'Industrie.

S'il liste sans déplaisir mais sans ostentation les palaces “éclairés” par ses couturières (Ritz, George V, la chaîne Four Seasons ou plus récemment le Shangri-La Hotel à Paris) ou les wagons restaurés de l'Orient-Express, Philippe Rabane n'oublie pas que l'essentiel de son chiffre d'affaires repose sur les épaules “bougnates” de la « diaspora auvergnate » qui tient encore de nombreuses brasseries parisiennes : « Il y a beaucoup de Cantalous dans les brasseries, c'est un monde dans lequel je suis à l'aise et qui reconnaît notre travail, notamment notre réactivité. »

Les Cafés Leffe, les Tavernes Kanter et les Hippopotamus font ainsi tourner une entreprise* qui a « moins subi la crise » et voit son chiffre d'affaires croître, y compris à l'étranger (15-20% du CA). Les Ateliers ont travaillé, plus localement, pour l'hôtel Chambord à Vichy et l'hôtel Princesse Flore à Royat.

Les Ateliers, qui vendent leurs créations à Paris aux Galeries Lafayette, souhaitent désormais s'ouvrir à une clientèle de particuliers en inaugurant, d'ici l'été, un show-room dans leurs locaux de Vichy-Rhue.

 

www.huguesrambert.com