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BLR, assurément blindé

Les carnets économiques du territoire

De la fabrication de vitrines avec le développement de leur mise en sécurité à l’agencement complet des bijouteries, il n’y avait qu’un pas. Franck Thivel et Thierry Porpora, gérants de la société BLR située à Espinasse-Vozelle, l’ont franchi en 2012 et bien leur en a pris puisque leurs systèmes brevetés sont, à ce jour, uniques en Europe.

L’aventure BLR démarre pour Franck Thivel (à droite sur la photo) au début des années 2000. Directeur commercial de la société gannatoise, ELMADUC, il avait pour clientèle les industries automobiles et ferroviaires. « Parmi eux, se trouvait un tout petit client local, BLR, qui m’achetait deux tonnes d’aluminium par an. Un jour, le gérant m’informa qu’il cherchait un commercial pour développer son activité. Il m’a montré ses différents concepts de vitrines. Je n’ai pas répondu positivement. Six mois après, il m’a rappelé pour me proposer sa société. Là, j’ai dit pourquoi pas et j’ai racheté BLR en 2004. » Thierry Porpora (à gauche sur la photo), Thiernois d’origine, le rejoindra plus tard. « Il est venu me donner la main parce que je ne pouvais pas assumer la fabrication, le commercial, relancer la société… Il était responsable-production chez Wichard Accastillage à Thiers. Lui s’occupe de la partie technique, de la production et de la gestion de personnel ; moi, tout l’aspect commercial. »

BLR sont les initiales des fondateurs de la SARL qui date de 1988 : Messieurs Bion, Lefèbvre et Roinoux. « Cette société avait fait son petit bonhomme de chemin dans le monde de la bijouterie. C’est pour cette raison que nous avons souhaité conserver ce nom. »

La société évolue doucement au fil des ans. La crise de 2007 va ralentir nettement sa progression. Les clients stoppent leurs investissements. « Ils ont eu des consignes très claires de la part de leurs investisseurs pour la plupart américains. C’était le début de la crise… Puis en 2010, nous avons commencé à redresser la barre. » Aujourd’hui, BLR, c’est onze personnes et deux millions d’euros de chiffres d’affaires. « En trois ans, nous sommes passés de 780 000 à 2 millions euros, soit une progression intéressante ». Depuis 2011, la société poursuit sa progression. « Les résultats sont positifs. C’est encourageant. En 2012, nous avons investi dans notre bâtiment (2000 m2 d’ateliers) et notre terrain, parce qu’avant, nous n’en étions pas propriétaires et également dans une machine à commande numérique cinq axes qui doit rentrer courant décembre. »

Evolution de la société

Il y a cinq ans, BLR ne faisait pas de création. L’activité se concentrait essentiellement autour de la fabrication de vitrines pour les bijoutiers selon un cahier des charges bien défini. Franck Thivel et Thierry Porpora ont alors décidé d’investir dans ce secteur. Au début, par des interventions en sous-traitance et puis ensuite par le travail de Laëtitia Roussange, designer salariée de la société. « Cela a été un boost terrible pour nous. Ça nous a surtout permis de proposer des magasins complets. Hier, nous fabriquions des meubles pour qui en voulait. Aujourd’hui, nous proposons des magasins complets avec des concepts marqués. Laëtitia a un coup de crayon qui nous permet de nous démarquer très clairement de la concurrence. »

Ce nouveau concept entraine dans son sillage la création de postes de bureau d’études. Romain Morlevat a été recruté pour s’occuper du suivi des chantiers et la réalisation de plans techniques et puis récemment, Quentin Listrat pour réaliser toute la partie dossier mobilier. « A partir du moment où le client a validé, nous lançons la fabrication et en parallèle le chantier c’est-à-dire le démontage du magasin. Comme la bijouterie nous emmène partout en France, nous sous-traitons avec des artisans locaux. ».

Deux marques 

BLR Concept comprend l’agencement de bijouteries de A à Z. « Nous récupérons une cellule et nous l’aménageons selon un concept que nous avons défini avec notre client. »

BLR Technologie est une marque dédiée à la commercialisation de systèmes de mise en sécurité de vitrines pour le monde de la bijouterie. C’est du contrôle d’accès et de l’éclairage technique. La bijouterie en est très consommatrice. « Nous avons créé cette marque pour répondre à cette attente. Cette dernière est récente même si l’idée dans la société existe depuis longtemps. M. Lefèbvre avait déjà des idées de vitrines sécurisées. C’est tout simplement et naturellement que nous avons mis l’accent aujourd’hui sur cette technologie. Evidemment, BLR Concept fait travailler la marque BLR Technologie. Le but de la création de cette marque est de pouvoir la vendre à d’autres agenceurs qui seraient moins spécialisés que nousNos systèmes ont été brevetés et sont uniques en Europe. Ils permettent aux bijoutiers de ne plus rentrer les bijoux le soir. Ils les laissent dans les vitrines qui se ferment automatiquement. C’est un principe de sécurité pour la nuit et pour la journée aussi en cas d’agression. C’est là, où nous commençons à intéresser les assureurs. J’ai reçu les chiffres ce matin, à fin octobre, 443 faits recensés et vérifiés au 31 octobre, pour la profession bijoutiers, horlogers joailliers et fabricants. »

Les systèmes avec 3 niveaux de sécurite mis au point : Ouvrant à la française ou comptoir sur tirette avec gâche électromagnétique; Ouvrant à la française avec retardateur d’effraction; Ouvrant coulissant motorisé avec blindage automatisé (ci-contre en photo).

« Nous sommes les seuls en Europe à avoir un produit aussi abouti. Nous avons un concurrent français mais son système n’enferme pas les pièces dans un blindage en acier. Les produits sont toujours visibles. Le risque est un acharnement des braqueurs. Avec notre système, ils comprennent que ce n’est plus la peine d’insister. Aujourd’hui, nous avons la confiance de certaines compagnies d’assurance. C’est cette activité que nous allons nous efforcer de développer dans les années à venir. »

 

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57, route de Vichy

03110 Espinasse-Vozelle

Tel : 04 70 32 07 77

Fax : 04 70 32 60 02

Site : blr-technologie.fr

 

 

Article de La Montagne sur BLR du 27 juin 2014 : cliquez ici