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Agriculture : Un drone pour surveiller les champs de l'Allier

L’innovation intègre de plus en plus l’agriculture bourbonnaise. Le drone, acquis par la chambre, séduit déjà les exploitants de l’Allier.

drone

Le petit bruit entêtant du moteur s’éloigne très rapidement. Le drone, programmé par Guillaume Cellier, rejoint progressivement sa hauteur de croisière. En plusieurs passages rapides, il va définir les besoins potentiels de cette parcelle de l’exploitation de Jean-Marie Chédru, à Gouise.
Depuis le mois de février, la Chambre d’agriculture de l’Allier est la première d’Auvergne Rhône-Alpes à avoir acquis un drone. En englobant la formation de son agent, l’acquisition du matériel, l’investissement se chiffre à 20.000 euros, dont 11.000 euros apportés par le Conseil départemental de l’Allier. « Cet accompagnement financier répond à une triple logique : innovation, soutien à l’agriculture et environnement », énumère Jean Laurent, conseiller départemental délégué à l’agriculture.

56 exploitants ont  déjà utilisé le drone

Pour cette première saison, le drone a permis, aux bénéficiaires, d’aider au pilotage des derniers apports d’azote pour les parcelles de blé tendre et d’orge d’hier, entre le stade trois nœuds et dernière feuille étalée. Concrètement, après avoir sollicité la chambre, les exploitants se voient délivrer, quatre jours plus tard, une carte de la parcelle survolée.

Le document dresse un état des lieux, au sein de la parcelle, et ainsi définir avec précision les apports à effectuer. Pour cette première saison, « 56 exploitants ont déjà utilisé cet outil, entre le 20 avril et le 10 mai. Cela représente, en cumulé, sept jours plein de vol, au-dessus de 850 hectares de blé et 70 hectares d’orge », détaille le droniste de la Chambre d’agriculture, Guillaume Cellier.
« Notre rôle est d’accompagner les agriculteurs en général, dont ce qui relève de la recherche et développement », souligne Patrice Bonnin. « Le drone illustre vraiment cette agriculture de précision, avec des exploitations qui seront de plus en connectées », poursuit le président de la Chambre départementale.
Une innovation qui se concrétise également dans la brique suivante pour ce qui relève de la gestion plus fine des intrants. À savoir, l’investissement dans un pulvérisateur intelligent. La rentrée dans cette machine des données collectées par le drone permet de moduler la pulvérisation des intrants sur une parcelle.

Une précision supérieure  au satellite

D’après les responsables de la chambre d’agriculture, les avantages de son service de pilotage de la fertilisation azotée par drone sont multiples. Par rapport à une image satellitaire, tout d’abord, la précision est nettement plus fine. La caméra embarquée par l’engin volant restitue des images d’une précision de 30 cm contre 5 à 10 mètres pour un satellite. Le coût, ensuite : un survol revient pour un exploitant à huit euros à l’hectare, contre une moyenne nationale, pour une prestation similaire, avoisinant les douze euros.
En regard, les contraintes semblent limitées. Le vol doit être notifié par le droniste de la chambre d’agriculture au minimum 24 heures à l’avance. L’engin ne peut effectuer de survol lorsque le vent dépasse les 40 km/h. Enfin, des données ne peuvent pas être jugées fiables si elles sont collectées un jour de pluie.

Source : www.lamontagne.fr

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