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Les confiseurs français s'engagent à bannir le dioxyde de titane au plus tard fin 2019

L'additif alimentaire E171 est notamment utilisé dans les bonbons, mais également dans la production de desserts, ou encore de produits de boulangerie et pâtisserie. 

bonbons

Les confiseurs français ont annoncé mardi leur engagement à bannir de leurs bonbons le dioxyde de titane ou E171, un additif alimentaire controversé, "dès que possible et au plus tard fin 2019", a-t-on appris mardi auprès du syndicat national de la confiserie.

90% des adhérents du syndicat ont déjà supprimé l'E171. Les confiseurs "sont engagés, tous ont travaillé dessus, les solutions sont en train d'être mises en oeuvre, donc ce sera très certainement avant la fin 2019", a déclaré Florence Pradier, secrétaire générale des Confiseurs de France, lesquels ont signé une charte d'engagements. Le syndicat indique que 90% de ses adhérents ont d'ores et déjà supprimé le dioxyde de titane, dont certains depuis plusieurs années. Florence Pradier a assuré que "les confiseurs s'adapteront aussi, si jamais il y a une réglementation qui intervient avant".

Le gouvernement avait annoncé le 18 mai son intention de demander "avant la fin de l'année" la suspension de l'utilisation dans les produits alimentaires de ce produit sous forme de nanoparticules, plus susceptibles de pénétrer dans l'organisme par différentes voies (ingestion, inhalation, voie cutanée...).

L'E171 permet d'intensifier la brillance des bonbons. En France, outre les bonbons, le E171 est notamment utilisé dans la production de desserts et crèmes glacés, de produits de boulangerie et pâtisserie, de biscuits, de gâteaux, de tablettes de chocolat, de desserts réfrigérés, etc., mais aussi de cosmétiques et de médicaments. Il permet de blanchir ou d'intensifier la brillance des bonbons, de modifier la teinte d'autres colorants ou d'apporter de la texture aux yaourts. Après traitement, il se présente sous forme de poudre blanche contenant des particules de diverses tailles, dont des nanoparticules (moins de 100 nanomètres, soit 10.000 fois plus petit qu'un cheveu humain).

D'inquiétants résultats d'études menées sur des rats. Sous l'impulsion de la France, qui a présenté quatre nouvelles études, la Commission européenne a demandé récemment à l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) de se pencher sur l'opportunité d'une nouvelle évaluation. Son avis est attendu dans les prochaines semaines.

L'une de ces études, publiée en 2017 par l'Institut national de la recherche agronomique (Inra), concluait que l'exposition chronique au E171 favorisait la croissance de lésions pré-cancéreuses chez le rat. Sans que ces résultats ne permettent de conclure sur ses effets sur l'homme ni de remettre en cause "à ce stade" l'évaluation de l'EFSA, selon l'Anses.

Source : www.europe1.fr

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