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À Vichy, Gyslain Lanzmann retrouve sa liberté avec le 104

Gyslain Lanzmann est le patron du 104, un bar vichyssois ouvert en septembre 2013. Ancien journaliste passionné de musique, son défi était de faire de son établissement, un endroit où tout le monde se sent chez soi. Alors que le second anniversaire du 104 approche, Le Journal de l’éco est allé vérifier si le pari était réussi.

La musique aura été un fil conducteur dans le parcours de celui que ses clients surnomment « Gys ». Passionné depuis toujours, il se lance dans une carrière de journaliste musical en Suisse, après une licence en tourisme et relations publiques. « J’ai aimé ce que je faisais, le monde de la nuit, des artistes, mais ça ne payait pas vraiment. Fin 2012, je suis rentré à Thiers, je suis né et j’ai grandi en Auvergne ». C’est là que Gyslain découvre le bar le 104 situé au bout du passage de l’Amirauté. Il tombe amoureux du lieu et de son ambiance. « Je suis quelqu’un qui fonctionne au coup de foudre. J’avais déjà dans l’idée de monter une affaire depuis longtemps, mais je ne savais pas quoi, ni où. J’ai demandé quelques conseils à Luc, le patron et il m’a proposé de me vendre le bar, j’ai répondu « oui » directement ! Les négociations autour du prix ont quand même duré des semaines » confie-t-il. « Mais c’était une opportunité à ne pas louper ».

La mise sur pied de son projet aura duré environ trois mois. « Il a fallu trouver une banque pour souscrire un prêt, puis un notaire, un expert comptable. C’est assez barbant mais, ça n’a pas été trop difficile ».

Gyslain rachète finalement le bar en septembre 2013. « J’ai gardé le nom et environ la moitié de la carte : les milkshakes, les pâtes… Mais j’ai aussi été très influencé par le fait d’avoir déjà été client de ce bar avant qu’il m’appartienne, je trouvais par exemple qu’il fallait développer les desserts, ce que j’ai fait. Mais j’avais aussi envie d’innover, de proposer quelque chose de différent, j’ai aussitôt pensé aux bagels, personne n’en vend à Vichy ».

Quant à ses clients, ils restent globalement les mêmes qu’auparavant. « Ce sont des jeunes du coin, il y a une bonne ambiance. C’est d’ailleurs ce que je voulais, un bar qui ne subisse pas les mauvaises fréquentations, un anti-pmu en somme » plaisante-t-il. Gyslain a fait le choix des réseaux sociaux comme outil de communication, « une page facebook est une forme de publicité gratuite. D’autant plus que mon expérience de journaliste m’a appris à écrire ce qui a un impact positif. Ce n’est peut-être pas conventionnel, mais le 104 n’est pas un lieu conventionnel » ajoute-t-il.

Créer un lieu à son image

Ce que Gyslain a en revanche modifié, c’est la décoration de son bar. « Je voulais un lieu à mon image, qui me reflète et où les gens se sentent bien, ce qui est réussi puisque les gens reviennent et prennent leurs habitudes ». Ce passionné de musique a donc décidé de faire de cet art, l’élément central de son établissement. Murs recouverts de vinyles, tabourets et menus sous forme de disques. « Je les ai récupérés un peu partout, par des amis, à Emmaüs, ça ne m’a rien coûté et cela m’a permis de redonner une seconde vie au 104 ». Il aime aussi l’emplacement, passage de l’Amirauté où sont ouverts beaucoup de petits commerces. « Il y a une bonne ambiance entre tous les commerçants, on a reconstruit une sorte de petite ville dans la ville ».

Aujourd’hui à 35 ans, Gyslain se dit satisfait même si les conditions sont parfois compliquées. « Je travaille 60 heures par semaine pour gagner peu, mais je suis libre. C’est ce que je souhaitais et je me dis que la liberté à un prix ». Il pense avoir développé le concept de son bar au maximum « Je ne pense pas à embaucher, ce n’est pas possible pour le 104. En revanche, j’ai d’autres projets pour la suite, j’aimerais ouvrir un bar de nuit, à Vichy ou ailleurs ».

Source : http://allier.lejournaldeleco.fr

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