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Diane Polya-Zeitline dresse son bilan à la direction de l’Opéra de Vichy

Après 27 années de mandat à la tête de l'Opéra de Vichy, Diane Polya-Zeitline retrace la passionnante histoire de cette institution, haut lieu d'une ville chargée d'histoire et en perpétuelle évolution.

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Avec Ôlyrix, la Directrice dresse un bilan captivant de sa carrière et esquisse des perspectives enthousiasmantes.

Madame Diane Polya-Zeitline, pouvez-vous nous présenter l'Opéra de Vichy ?

L'Opéra de Vichy est le seul théâtre de style Art Nouveau en France. Il compte 1.400 places avec une salle extraordinaire, couleur or. Nous sommes aujourd'hui 25.000 habitants, mais lorsqu'il fut inauguré en 1901, Vichy était une petite ville saisonnière de province – certes connue dans le monde entier pour son thermalisme – dans laquelle le Grand casino finançait la culture (une manière pour moraliser les jeux d'argents). Le bâtiment appartenait à la Compagnie Fermière (le Fermier de l'État qui gérait le thermalisme). Il a été cédé à la ville en 1989, pour 1 franc symbolique, charge à elle et à son maire Claude Malhuret qui venait d’être élu, d'entretenir et d'animer ce lieu situé aux abords des parcs, de la rivière et des hôtels-restaurants. Jusqu'en 1995, l’Opéra récupérait 3% des produits bruts des jeux. Puis, le casino a été déplacé hors du bâtiment et les moyens ont diminué, ne permettant plus de financer l’Opéra.

Comment avez-vous pris en main l'Opéra de Vichy ?

Lorsque je suis arrivée en 1990, ce n'était qu'un théâtre d'été car il n'avait pas de chauffage. Il était en cours d’installation et dès 1995 avec l’implantation du Palais des Congrès dans le bâtiment, nous avons pu créer une saison d'hiver (plus axée sur le théâtre et qui permet aux habitants de notre ville et de la grande région de profiter des grands succès parisiens dans d'excellentes conditions, l’Opéra étant doté de fauteuils très confortables). Lorsque je suis arrivée, il a fallu tout monter. Aucune équipe à l’exception de saisonniers tels un électricien, un accessoiriste et un machiniste et une secrétaire à mi-temps. Aucun système informatique, aucune billetterie, tout était à créer pour en faire une structure en état marche et démarrer la première saison estivale. J'ai pu constituer petit à petit une équipe extraordinaire de quinze personnes dont six à la technique et quatre à l'administration et deux à la billetterie. Sur le plan financier, la ville de Vichy donne le maximum de ce ce qu'elle peut offrir. Parmi mes missions figurait la recherche des financements auprès des institutions telles celles du département et de la région, ainsi que des partenaires mécènes. Depuis 2016, l’AOVi (Association des amis de l'Opéra de Vichy) s’est constituée et vient soutenir notre action dans ce domaine. Cela devrait permettre d’augmenter les moyens financiers pour l'avenir de l'Opéra de Vichy.

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