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Enseignement supérieur : le pôle auvergnat sera conforté

Clermont-Ferrand sera positionné, aux côtés de Lyon et de Grenoble, comme le troisième pôle d’enseignement supérieur et d’innovation de la nouvelle grande région.

Les responsables universitaires avaient le sourire jeudi dernier, au Conseil régional. Dans un contexte d’économies généralisées, le budget de l’enseignement supérieur de la Région sera maintenu à hauteur de 250 M€ par an et « sanctuarisé » jusqu’à la fin du mandat, a annoncé Laurent Wauquiez.

Lors de cette journée destinée à lancer la réflexion sur le futur schéma d’enseignement supérieur, de recherche et d’innovation, prévu pour la fin de l’année, le président de la Région a plaidé pour une organisation territoriale, loin de « l’ultramétropolisation», mais qui vise l’excellence. Dans ce cadre, la place de Clermont-Ferrand est clairement confortée aux côtés des deux autres pôles que sont Lyon-Saint-Étienne et Grenoble-Alpes.

Un soulagement. La menace a longtemps pesé en Auvergne d’un enseignement supérieur qui s’arrêterait à la fin du premier cycle, les étudiants étant ensuite renvoyés sur Lyon. Le nouvel exécutif, dont les compétences sont renforcées en la matière, balaie l’hypothèse d’un revers de main.

« Grenoble est très preneur d’un pôle d’équilibre à l’ouest, rendant l’ensemble régional plus stable à l’image d’un trimaran », soutient Yannick Neuder, le vice-président en charge de l’enseignement supérieur.
Propos que Laurent Wauquiez confirme en évoquant, pour l’exemple, ce partenariat entre le CEA de Grenoble (Commissariat à l’énergie atomique) et les pôles de recherche auvergnats autour de l’agriculture de précision.

Clermont-Ferrand, un troisième pôle ? Oui, mais autour de l’excellence. Voilà qui ravit Mathias Bernard, président de l’université Blaise Pascal. « Nous pesons 15 % du nouvel ensemble, il faut en être conscient mais on n’est pas placé dans un rôle d’aménagement du territoire vaguement condescendant». Nous n'avons pas à  avoir peur. Il faut compter sur nos forces et notre dynamisme. On veut être proactif dans cette affaire», poursuit Alain Eschalier, président du conseil des établissements associés de l’université Auvergne et associés.

Pour l’Auvergne, l’enjeu reste maintenant lié à l’obtention du label Isite (Initiatives, science, innovation, territoires, économie), dans le cadre des investissements d’avenir. La copie est actuellement revue pour un verdict attendu en février 2017.

« C’est comme un article scientifique. Si l’on vous fait des observations et que vous en tenez compte, il a ensuite toutes les chances d’être publié », veut croire Alain Eschalier.
« Avec ces labels Isite et Idex, c’est la carte des 15 à 20 universités françaises des quinze prochaines années qui se dessine, conclut Mathias Bernard. En faire partie, c’est primordial».

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Source : La Montagne (04/07/16)

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