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Île-de-France: près d'un habitant sur deux souhaite en partir

Selon une étude dévoilée par le Forum Vies Mobiles, les habitants de la région Île-de-France seraient nombreux à vouloir s'exiler loin de la vie urbaine. 80% d'entre eux se disent même prêts à changer radicalement de cadre de vie pour trouver un environnement moins stressant.

ile de france

Les Franciliens ont des envies d'ailleurs. D'après une étude réalisée par l'Observatoire Société et consommation pour le think-tank spécialisé dans les questions de mobilité Forum Vies Mobiles, dans le cadre de son projet «Post-Car Île-de-France» (l'Île-de-France après la voiture, ndlr), cette volonté de changement concerne de plus en plus d'habitants de la région parisienne. Si 69% d'entre eux déclarent vouloir changer de lieu de vie, 45% font même part de leur souhait de sortir de l'Île-de-France.

Si une partie des Franciliens n'estiment pas être en mesure de partir immédiatement, 26% disent envisager sérieusement de prendre le large et de concrétiser leurs aspirations d'ici les cinq années à venir. Ce désir de déménagement touche cependant de manière inégale les différents départements: les habitants de Paris extra-muros, en petite et grande couronne, sont plus enclins à l'exil (entre 66 et 76%) que leurs voisins situés dans Paris intra-muros (56%).

Un ras-le-bol du stress, du coût de la vie et de la pollution

Le cadre de vie, jugé trop bruyant, est ce qui motive principalement les Franciliens à partir pour des contrées nouvelles. 31% donnent comme raison un rythme de vie trop frénétique et stressant ainsi qu'une envie de lui substituer un environnement plus agréable et de meilleure qualité. Parmi les autres motifs de départ sont également cités le coût de la vie et de l'immobilier (18%), la pollution (16%), le climat (13%), la surpopulation (11%) ou encore la mentalité des Franciliens (10%).

Le think tank observe ainsi que le cadre de vie est devenu un critère majeur dans le choix de l'implantation géographique, prenant dans certains cas le pas sur la présence d'un bassin d'emploi pourtant particulièrement dense. «L'Île-de-France reste la région qui concentre le plus d'emplois. Mais il y a aujourd'hui une évolution des conditions matérielles de l'emploi qui rend le départ plus possible qu'avant. Si on peut écouter ses aspirations, pourquoi s'en priver?» explique Sylvie Landriève, co-directrice du Forum Vies Mobiles. Le développement des outils numériques, dont le télé-travail, ou de la bi-résidentialité, où l'on partage son temps entre son domicile et un petit pied-à-terre près de son travail, permet notamment de s'éloigner tout en conservant un emploi dans la région.

Quitter les grandes villes pour les moyennes et petites villes

Pour de nombreux Franciliens, aller vivre ailleurs est surtout synonyme de partir loin, à la recherche du dépaysement le plus complet. 80% d'entre eux font en effet part d'un désir de changer radicalement de cadre et de ne pas se réinstaller dans une grande ville ou bien sa périphérie, une fois la ceinture francilienne dépassée. Un changement d'échelle qui pourrait être la promesse d'une amélioration du cadre de vie. 56% des habitants de la région parisienne déclarent ainsi vouloir se tourner vers des villes de taille moyenne, des petites villes ou bien des villages en périphérie d'une grande ville, tandis que 24% se disent prêts à s'éloigner définitivement des pôles urbains, vers des petites villes ou des villages isolés.

Géographiquement, c'est surtout l'axe littoral, avec un prolongement vers la région Auvergne-Rhône-Alpes, qui attire les Franciliens sur le départ (50%), en particulier dans le sud et le sud-ouest de la France. 19% d'entre eux plébiscitent ainsi la région Occitanie, 17% la Nouvelle-Aquitaine et 13% la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Cette envie d'ailleurs se traduit aussi pour certains d'entre eux par une volonté de traverser les frontières: 12% des Franciliens interrogés expriment par exemple leur souhait de s'installer dans un autre pays d'Europe.

Mais cette volonté de grand départ ne devient pas toujours réalité. En tête des raisons qui font parfois obstacle, le travail. Paradoxalement, même si ce sont ses mutations qui peuvent favoriser les départs, pour 77% des habitants de la région parisienne le fait d'y occuper un emploi peut les empêcher de faire le grand saut. «L'emploi reste très structurant», confirme Sylvie Landriève. «En Île-de-France, il y a un renversement du discours habituel consistant à dire qu'il faut bouger pour avoir un travail. Là, c'est l'emploi qui empêche de partir». Par ailleurs, 29% indiquent que la présence de leur famille et proches dans la région les pousse également à reconsidérer leur envie de nouveaux paysages, tandis que 19% évoquent une question de moyens financiers.

Source : www.lefigaro.fr

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