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Jean-Pierre Papin revient sur ses débuts à Vichy, "là où j’ai appris le haut niveau"

Ambassadeur du Grand national de trot qui fera étape à Vichy, mercredi, Jean-Pierre Papin sera à quelques mètres du théâtre de ses premiers exploits de footballeur. L’occasion pour La Montagne de revenir avec le Ballon d’or 1991 sur ses « années INF ».

Vous revenez tout près du théâtre de vos premiers exploits de footballeur lorsque vous étiez stagiaire à l’INF (Institut national du football) de Vichy, de 1981 à 1984. Qu’est-ce que cela vous inspire ? Je serai juste à côté… C’est sûr que c’est une période de ma vie qui a beaucoup compté. J’ai la chance de pouvoir revenir à Vichy trois à quatre fois dans l’année pour venir voir mes beaux-parents qui y habitent.

Pour moi, l’INF évoque le début, là où j’ai appris les bases, le haut niveau. C’est là qu’on s’aperçoit si l’on est capable ou non d’aller au-dessus. À Vichy, je me suis frotté à des réserves pros, à quelques équipes de troisième division. Et même, une fois, à une deuxième division en coupe de France. Ce n’était peut-être pas la plus belle période de ma carrière mais certainement celle qui a le plus compté car c’est là que j’ai appris les fondamentaux.

Votre ballon d’or, en 1991, l’INF de Vichy peut s’en attribuer une petite part ? C’est sûr que l’INF y est pour quelque chose. Ça m’a forgé le caractère, ça m’a poussé à aller plus loin que là où j’imaginais pouvoir aller. Après, il faut beaucoup de chance, intégrer des clubs qui marchent bien…

Avez-vous gardé des contacts avec des personnes du staff ou avec des joueurs de votre promotion ? Je suis retourné au Creps il y a deux ans mais je n’ai retrouvé personne de l’époque de l’INF. Je suis resté en contact, sur les réseaux sociaux, avec quelques joueurs comme Jean-Claude Nadon ou Didier Tholot. On n’est pas légion à avoir réussi au plus haut niveau.

A votre sortie de l’INF, peu de personnes pouvaient prédire la carrière que vous avez faite. C’est le travail qui a fait la différence ? Oui, comme beaucoup de joueurs qui sortaient de l’INF, on a entendu : « on n’aurait jamais imaginé que… » Et puis c’est arrivé. Il n’y a pas de secret, quand on veut réussir, il faut bosser. C’est aussi simple que ça.

Avec le recul, quel regard portez-vous sur les conditions de travail qui étaient les vôtres à l’INF ? Je vais souvent courir au Creps et je constate que tout est encore comme avant. Pour l’époque, c’était un privilège d’avoir autant de terrains d’entraînement, les bords de l’Allier et le parc pour aller courir et parfaire la préparation physique. On était comme des pros, on avait le même centre d’entraînement qu’eux.

Vous êtes ambassadeur du Grand national du trot. Les courses hippiques sont devenues une passion ? C’est quelque chose qui me plaît. Je rencontre des personnes qui sont très intéressantes. J’ai d’ailleurs sympathisé avec plusieurs jockeys. Ce sont de vrais sportifs de haut niveau. Ils connaissent parfaitement leurs chevaux et savent jusqu’où ils peuvent aller. Moi, je respecte ça. J’ai un cheval mais qui ne fait pas de courses. C’est ma fille qui le monte.

Il paraît que vous avez insisté pour venir à Vichy… C’est la première fois que je me rends à l’hippodrome de Vichy. Dans le parcours, Vichy me semblait être une bonne étape. Et ça me permet aussi d’aller voir mes beaux-parents.

En quoi consiste un rôle d’ambassadeur ? On s’engage à assister à certaines étapes du Grand national du trot. Après la course, mercredi, je ferai une heure de dédicaces.

Source : lamontagne.fr

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