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L’école de kinésithérapie entame l’année avec un nouveau directeur et des projets d’envergure

François Bridon succède à Luc Boussion, à la tête de l’école de kiné. Son challenge : mener à bien l’agrandissement indispensable de l’établissement vichyssois, à vocation régionale.

Si la France manque de médecins et d'infirmières, elle est aussi à la recherche de kinésithérapeutes. Et l'Auvergne n'échappe pas au problème : dans les cinq ans, plus de 25 % des kinés seront à la retraite. L'heure n'est donc plus à la réduction des quotas. Mais qui dit augmentation du nombre d'étudiants entend également place pour les accueillir. Et l'institut de formation en masso-kinésithérapie, installé dans l'enceinte de l'hôpital de Vichy, est pour le moins à l'étroit.

« Chaque année, près de 400 personnes postulent au concours. Nous accueillons une promotion de 64 étudiants (*), 70 avec les redoublants et les auditeurs libres. Il faudrait pouvoir en accueillir 90 dans les 5 ans » compte le nouveau directeur François Bridon, très explicite sur l'urgence du dossier.

« Depuis trois ans, nous menons une étude sur l'agrandissement de l'établissement. Le préfet de l'Allier a repris le dossier dès son arrivée. La semaine dernière, il a réuni autour d'une même table le président de l'agglomération, le maire de Vichy, la faculté de médecine et l'université d'Auvergne, le conseil régional et le conseil général. J'ai bon espoir. »

Les Docks de Blois d'actualité

L'IFMK pourrait devenir un pôle de formation des métiers de la rééducation, avec un siège central à Clermont-Ferrand et des pôles de formation à Vichy. « Il avait été question d'un pole d'ergothérapie. Il sera à Clermont. La pierre angulaire de la structure sera l'école de kiné et l'on peut imaginer dans l'avenir une école de psychomotricité, d'orthophonie, d'orthopédie… » liste François Bridon.

« L'école de kiné représente en réalité trois structures : 210 étudiants kiné en formation initiale, 400 en année préparatoire au Pole Lardy, une centaine en ostéopathie et les stagiaires de l'IFACS (Ingénierie formation audit et conseil en santé). Soit 700 étudiants. À l'avenir on pourrait monter à 1.000. Le challenge est là. Reste à savoir si le bassin vichyssois est prêt ou si l'on perd tout. L'enjeu est colossal. Le deuxième enjeu est de trouver les ressources humaines. »

Quant au futur site de l'établissement agrandi, le directeur ne cache pas sa préférence pour les Docks de Blois, rue Fleury, vaste friche industrielle proche de la gare.

« Mais il y a urgence. Tous les partenaires institutionnels sont favorables au projet (soutenu par la faculté de médecine et l'université d'Auvergne) et participeront financièrement. »

Prochaine étape : monter un dossier complet et chiffrer le coût.

(*) « Pour la prochaine rentrée, nous avons demandé quatre étudiants de plus sur l'école de kiné. Nous attendons le décret ministériel de mai 2012. Le jour où nous aurons de nouveaux locaux, nous pourrons en demander dix de plus. »

 

Source : La Montagne

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