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Nouvel agrément, nouveau directeur, l’école d’ostéopathie de Vichy fait sa rentrée

Après un an sans agrément, l’Institut de formation supérieur des ostéopathes entame sa rentrée, avec la possibilité d’offrir un diplôme à ses étudiants. Ils sont une quarantaine, contre 100 les précédentes années.

3 mars 2016. C'est à cette date que l'Institut de formation supérieur des ostéopathes (Ifso) a récupéré son agrément, perdu en juillet 2015. Une année blanche pour l'établissement vichyssois, qui repart de zéro avec un nouveau directeur, Julien Livertout, auparavant responsable pédagogique, de nouveaux élèves, et donc, un nouvel agrément.

Reconstruire une réputation

Cette renaissance, l'ancien directeur Luc Boussion en sera… Mais en retrait. À 70 ans, il a décidé de prendre une deuxième retraite et devient président de l'association, après une année difficile. L'institut a déposé plusieurs recours juridiques suite à la perte de l'agrément, mais il a finalement fallu remonter un dossier en partant de zéro. Tout s'est bien terminé, « mais il y a des conséquences humaines et financières importantes ».

« C'est comme un gros bateau que l'on arrête, et qu'il faut redémarrer, explique le nouveau directeur Julien Livertout. Cela va prendre du temps. » Depuis mars, l'Ifso s'est attelé à la préparation de la nouvelle rentrée, un exercice « chronophage » : « il faut refaire la planification, reprendre le personnel, entamer la communication… On se retrouve à revenir à des années en arrière. »

Diversifier les activités

Première conséquence, les locaux de l'institut, qui formait une centaine d'étudiants par an, sonneront un peu creux : il y aura une quarantaine d'élèves à la rentrée, entre les nouveaux en première année, et ceux dont le cursus avait été brutalement stoppé avec la perte de l'agrément. « On s'attend à une année négative, comme l'an dernier, reconnaît le nouveau directeur. C'est compliqué parce qu'avec la perte de l'agrément, pour une question de convention des locaux, il y a une suspicion sur la qualité de l'enseignement. Et le bouche à oreille est rompu. » En clair : il faut recommencer de zéro, comme en 2002 à la création de l'école.

Mais la leçon a été retenue. Pendant la pause forcée, l'IFSO a varié ses activités. En plus de la formation diplômante, qui dépend de l'agrément (celui-ci a été renouvelé pour cinq ans mais sera rediscuté pour la rentrée 2021-2022), l'institut offre des formations courtes, certifiantes mais non-diplômantes, plus pointues, destinées aux ostéopathes déjà diplômés.

Dans les tuyaux aussi, la possibilité d'offrir une formation directement après le bac, alors qu'aujourd'hui l'Ifso fait partie des écoles qui accueillent uniquement des professionnels de santé - kinés, médecins diplômés ou d'autres professions de santé, comme sages-femmes (voir par ailleurs). « Nous avons des locaux, de l'espace, et la tendance va vers des écoles d'ostéopathie avec les deux formations. Avant 2014, il y avait une vraie séparation entre les diplômes post-bac et ceux qui formaient des médecins, il ne fallait pas qu'ils se croisent dans les couloirs ! »

Reste donc à passer cette année difficile. « Nous n'avons pas grand-chose de sûr, mais nous commençons déjà à avoir des pré-inscriptions pour l'année prochaine. » Avant d'ajouter : « En 2002, l'école avait commencé avec 10 étudiants… »

Source : www.lamontagne.fr

 

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