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La montagne : un atout qui n'est pas assez valorisé

Selon un sondage mené par l'institut Ifop, les Français ont une vision plutôt positive de la montagne. Toutefois, ils estiment que les pouvoirs publics ne s'occupent pas suffisamment de ces territoires "d'avenir, tant sur le plan économique qu'agricole".

"Que la montagne est belle" semblent dire les 2 006 personnes interrogées par l'institut de sondage Ifop pour une enquête sur "Les Français et la montagne", reprenant à leur compte les paroles de la chanson de Jean Ferrat.

Lorsqu'on leur demande quels mot, sentiments et idées leur viennent à l'esprit quand on évoque "la vie à la montagne", 60 % des sondés, de 18 ans et plus, évoquent l'environnement (l'air pur, la beauté des paysages), 38 % d'entre eux pensent à la qualité de vie (la liberté, le caractère sain). Des adjectifs globalement positifs qui se traduisent par le fait que 89 % des personnes interrogées estiment que posséder de nombreux territoires de montagne constitue un atout important pour la France.

Perception ambivalente

Mais ce sondage, mené à l'initiative de l'Association nationale des élus de montagne (ANEM), met également en avant le fait que 75 % des sondés jugent que la montagne est un territoire d'avenir, tant sur le plan économique qu'agricole. Pourtant, pour 73 % d'entre eux, ce potentiel est insuffisamment valorisé. Plus particulièrement par les pouvoirs publics.

A la question "diriez-vous que les pouvoirs publics s'occupent suffisamment du développement des territoires de montagne et de leurs habitants", si 35 % des sondés sont tout a fait ou plutôt d'accord, 65 % penchent de l'autre côté. Une "perception ambivalente", selon l'institut Ifop. Car 55 % estiment tout de même que  "les pouvoirs publics cherchent à préserver l'environnement et le cadre de vie spécifique des territoires de montagne." Chez les personnes résidant en département de montagne, Ifop fait état d'un "moindre niveau de confiance dans les intentions des pouvoirs publics (51%) ou de reconnaissance de leur action (31%)".

Paradoxe

Concernant la perception des conditions de vie, "les Français se révèlent conscients des contraintes inhérentes à cette situation : ils sont 45 % à qu'elles sont moins bonnes que celles de l'ensemble de la population. A titre de comparaison, 20 % estiment qu'elles sont meilleures et 35 % qu'elles sont comparables".

Des résultats plutôt paradoxaux puisque dans le détail, si la qualité de l'environnement et le cadre de vie est jugé meilleur dans les zones de montagne, 75 % des personnes interrogées estiment que l'accès aux services est moins bon, tout comme l'accès aux soins (77 %) à l'emploi et à l'activité économie (65 %).

Source : http://acteursdeleconomie.latribune.fr

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