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La nageuse américaine Lara Jackson se ressource à l'eau de Vichy

Lassée par les cadences infernales, la nageuse américaine a choisi de rejoindre le club de Vichy Val d’Allier natation. Pour y expérimenter une nouvelle façon de nager.

En venant participer à l’Open de France de natation, les 4 et 5 juillet derniers, au stade aquatique de Bellerive, Lara Jackson était loin de se douter que cette piscine deviendrait son bassin d’entraînement pour la saison 2015-2016. Et Vichy Val d’Allier natation (VVAN) son club d’adoption.

Tout a commencé par un petit coup de main. Yoann Exbrayat, entraîneur à VVAN, propose à l’Américaine de se préparer dans les lignes d’eau des Vichyssois.

Durant le week-end de compétition, le coach et la nageuse sympathisent, échangent sur les méthodes d’entraînement. Puis Lara Jackson repart outre-Atlantique pour y finir sa saison. « J’avais des problèmes à l’épaule. À 29 ans, j’avais l’impression d’être arrivée au bout. J’ai pensé à arrêter », se souvient la Texane.
 
Au téléphone, Yoann Exbrayat lui propose un nouveau challenge sur les bords de l’Allier. La jeune femme décide de se jeter à l’eau et monte dans l’avion. Arrivée à Vichy le 23 septembre, elle prend une licence à VVAN. Pour y expérimenter une nouvelle façon de nager.
 
 « J’ai eu envie de cérébraliser ma pratique de la natation »
 
 Depuis qu’elle est toute jeune, Lara Jackson a enchaîné les longueurs sans relâche. « La mentalité de la natation mondiale, c’est travailler dur, pousser ses capacités à son maximum. Là, j’ai eu envie de cérébraliser ma pratique de la natation », explique celle qui détient toujours le record des États-Unis du 50 yards nage libre.
 
À mille longueurs des séances marathon, Yohann Exbrayat lui propose de « nager intelligemment ». L’accent est mis sur le qualitatif. « On travaille des petits détails comme le positionnement du bassin, la motricité. On regarde comment être plus efficace à chaque mouvement de bras », décrit l’entraîneur de VVAN.
 
Apprendre le français : l'autre challenge
 
Les débuts ne sont pas faciles. La barrière de la langue est un frein lors des séances, beaucoup moins lourdes qu’aux États-Unis, mais très pointues techniquement.
 
Mais les choses s’améliorent au rythme des progrès de la nageuse dans sa pratique de la langue de Voltaire. « Je n’avais jamais étudié le français. J’apprécie d’avoir un challenge dans ma vie qui n’a rien à voir avec la natation », reconnaît Lara Jackson qui découvre également les petits plaisirs d’une vie « à la française ».
 
« Tout est différent. Ici, les gens sont plus simples. J’aime bien marcher dans la ville, prendre le temps de boire un café au bord de l’eau. En Amérique, on le boit dans un gobelet tout en marchant », sourit la Texane qui ne veut pas se projeter trop loin sur son avenir
 
 Sera-t-elle encore vichyssoise l’année prochaine ? Pour l’heure, Lara nage autrement. Ça suffit à son bonheur.
 
Source : lamontagne.fr

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