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Projet Docks de Blois

Ecole de kinés, logements, magasins... la friche des Docks de Blois renaîtra fin 2018.

L’urgence, c’est de permettre à l’Institut de formation en masso-kinésithérapie (IFMK) de Vichy, de faire face à l’augmentation du nombre de ses étudiants, à partir de la rentrée 2018. Mais le projet de réhabilitation de la friche industrielle de 1,4 hectare des Docks de Blois, le long de la rue Fleury, qui a été présenté hier conjointement par la Ville de Vichy et le promoteur immobilier CDR, est un projet structurant d’urbanisme pour tout le quartier s’étirant de la gare à la rue du maréchal Lyautey. Pour le maire Claude Malhuret, il s’agit même de « la dernière friche d’importance » de la ville. Voilà ce que l’on trouvera sur ce projet de 15 millions d’euros.

1. L’école de kinés. À la rentrée 2018, en raison d’un allongement de la durée des études de trois à quatre ans et de l’augmentation des quotas, l’IFMK devra former 400 étudiants au lieu des 230 actuels. Puisqu’il lui est impossible de les accueillir dans ses locaux actuels, l’IFMK, par la voix de son directeur François Bridon, tire la sonnette d’alarme depuis des années. Le site des Docks de Blois, par sa position stratégique (à la fois proche de la gare, du site universitaire Lardy et de l’hôpital) ayant été choisi par les collectivités, il fallait convaincre le propriétaire des Docks de Blois et trouver un investisseur. La vente a été actée entre les deux parties il y a un mois.

L’IFMK ne sera plus locataire, mais propriétaire de son école, et devra donc supporter l’investissement de 8 millions d’euros. Pour faire face, l’IFMK devrait augmenter les frais de scolarité (« de quelques centaines d’euros », alors qu’ils s’élèvent aujourd’hui à 4.000 €). L’institut envisage aussi de créer des ressources en proposant des services nouveaux et compte sur le conseil régional pour donner un coup de pouce. « Puisque nous sommes le seul institut d’Auvergne, le plus important de la région et que le conseil régional vient d’aider l’IFMK de Saint-Étienne, je ne vois pas comment il refuserait de nous aider », répond François Bridon.

À partir de septembre 2018, on formera des kinés dans les anciens Docks de Blois. Mais pas encore à d’autres métiers de réadaptation, comme cela avait été envisagé. Une partie de la surface sera bien réservée à d’autres formations médicales ou paramédicales. « Mais pour l’instant, ce n’est qu’une potentialité, pas une certitude », a admis Claude Malhuret.

2. Des logements. C’est la Société économie mixte immobilière de Vichy (Semiv) qui se chargera de l’investissement de 7 millions d’euros pour la réalisation d’une résidence « intergénérationnelle » : 35 logements de type T2 pour des seniors et 47 logements, studios ou T1, pour des étudiants, et pas forcément ceux de l’IFMK. Des parties seront communes à ces deux résidences, d’où la dimension intergénérationnelle du projet. Tous ces logements seront mis en location. « Notre but est de proposer aux personnes âgées une résidence seniors à caractère social, s’adressant à des personnes ne pouvant prétendre à des résidences seniors classiques », indique Frédéric Aguilera, président de la Semiv et adjoint au maire de Vichy. Les loyers des logements étudiants seront aussi modérés, a annoncé le président de la Semiv.

La « reconquête » du quartier est déjà lancée

Les logements seront construits sur la partie centrale des anciens Docks de Blois. Une partie des bâtiments, qui donnent sur la rue Fleury, sera conservée et réhabilitée. Ce sera la seule.

3. Une grande surface commerciale. L’objectif étant « d’inventer un nouveau quartier », comme l’a dit Joël Herbach, urbaniste à la Ville de Vichy, une partie commerciale est aussi prévue. C’est un supermarché de 1.500 m² de surface de vente (sur une surface totale de 5.000 m²) qui s’installera, à l’angle de la rue Fleury et de la rue du maréchal Lyautey. Il s’agit de l’enseigne Intermarché.

Joël Herbach espère que le projet amorcera « la reconquête » du quartier, après celle du quartier de France (avec le Pôle Lardy) ou du quartier de la gare (avec le pôle intermodal). L’ancien bâtiment de l’école des carrières supérieures, lui aussi à l’abandon et situé rue Fleury, aurait déjà trouvé un acquéreur. « Ça y est, c’est parti », commente Claude Malhuret.

Source : lamontagne.fr

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