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Diane Polya-Zeitline : « J’ai joué le plus beau rôle de ma vie » durant 27 ans

Diane Polya-Zeitline a dirigé, durant 27 ans, l'Opéra de Vichy en tant que directrice artistique. Une histoire captivante avec ce lieu que cette passionnée a évoqué avant son départ à la retraite.

Diane Polya Zeitline

Diane Polya Zeitline, seconde en partant de la gauche

Le 8 janvier 1990, Diane Polya-Zeitline, qui a quitté Paris pour Vichy, va bâtir en quelques mois sa première saison d'été. « Il fallait tout créer. Je me retrouve en présence de Mila Parely, qui fut la fiancée de Jean Marais. Avant que l'Opéra ne soit transféré à la Ville par la Compagnie Fermière, la comédienne à la retraite était chargée des relations publiques. Sinon, il y avait Thierry Piessat (devenu depuis régisseur général) et Sid. Tous deux étaient intermittents du spectacle, un concierge et une secrétaire à mi-temps. »

Le 22 avril, Diane Polya-Zeitline ouvre sa 1 re saison d'été avec des concerts dont Yumi Nara qui chante Kurt Weil et Érik Satie ; Montserrat Figueras accompagnée de Jordi Savall ; du théâtre Cocteau Marais avec Jean Marais ; un opéra le Barbier de Séville ; une chorégraphie de Béjart avec Jorge Donn, etc.
« Pour Cocteau Marais, il y a eu 100 personnes dans la salle de 1.200 places ! Ce fut très dur pendant sept ans. Parfois j'ai bouffé mon oreiller la nuit. Mais j'avais eu le coup de foudre pour cette salle. J'ai monté mon équipe, recherché des financements. »

En 1995, après l'importante rénovation de l'Opéra où le chauffage est installé, la saison d'hiver est confiée à une production. « Deux ans après, je prends la main. On a programmé le groupe Texas, comme un opéra de Bellini, qui ont fait salle comble. »

Au fil des saisons, Diane Polya-Zeitline redonne une âme à l'Opéra. Elle devient l'ambassadrice de la ville dans l'univers artistique. « J e voulais être comédienne. Claude Malhuret m'a offert le rôle de ma vie. L'Opéra est un lieu féminin, enveloppant, c'est l'une des plus belles salles de France. »

Diane Polya-Zeitline a élaboré ses saisons, son équipe, la notoriété de l'Opéra. « Je me suis aussi construite ici. J'avais 40 ans quand on m'a donné les clés de l'Opéra. »

De cette passionnante aventure, elle extrait des « rencontres merveilleuses, une équipe qui fut sa famille de cœur, et un vrai bonheur d'avoir vécu tout cela. »

Martin Kubich, 34 ans, succède à Diane Polya-Zeitline en tant que directeur du service culturel (Opéra, centre culturel Valery-Larbaud et médiathèque Valery-Larbaud).

Auparavant, Martin Kubich était directeur artistique et financier de la Ferme de Villefavard en Limousin et du Festival du Haut Limousin. Co-créateur du collectif de chambristes Les Forces majeures, il a expérimenté également le chant lyrique et la mise en scène.
 « Je connaissais la ville et son Opéra, qui est l’un des phares culturels. Il y a le défi d’intéresser de nouveaux publics à la culture, tout en fidélisant les publics acquis .Quand j’arpente ce bâtiment de l’Opéra, j’essaie de le comprendre, de me servir du passé pour lui inventer un avenir. Je veux créer une permanence artistique. Que ce soit un lieu de diffusion et d’accueil d’artistes en résidence. L’Opéra pourrait participer à des co-productions ou être producteur de spectacles en lien avec des structures locales de Vichy communauté.  La réflexion est : qu’est ce que peut être un Opéra au XXIe siècle ?»

«Mon projet est d’ouvrir beaucoup plus cette salle, en mettant en place un programme d’action culturelle en direction des jeunes et des publics handicapés, des résidents maisons de retraite, des personnes en fin de vie, etc. Des publics avec lesquels j’ai déjà travaillé. »

Qu’est-ce que peut être un Opéra au XXIe siècle ?

Martin Kubich l’affirme : « Je suis un homme de terrain, j’aime mettre les mains dans le cambouis. J’ai toujours comparé mon travail à celui de l’artisan. »  Animé par de multiples envies, le directeur du service culturel va devoir proposer sa première saison estivale en 2018.

« Ce serait un festival du 14 juillet au 15 août avec de la musique symphonique, du lyrique et de la danse. Avec, en plus, l’idée d’engager un orchestre permanent durant l’été (avec des musiciens jazz, pop, classique)  d’organiser des petites formes dans l’espace public. Et il y aurait une saison d’octobre à mai. L’Opéra, ce n’est pas juste la ville, c’est lui donner une dimension communautaire. Et travailler avec des scènes conventionnées à Clermont-Ferrand, Saint-Étienne et Lyon. »

Source : www.lamontagne.fr

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