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Michel Delpuech, préfet d'Auvergne-Rhône-Alpes : "Veiller à l'équilibre des territoires"

Préfet d’Auvergne-Rhône-Alpes depuis le 1er janvier, Michel Delpuech fait le point sur les effectifs et la stratégie de l’État dans la nouvelle Région.

Beaucoup, en Auvergne, craignent un déménagement des services de l’État. Pouvez-vous rassurer les acteurs ?

On a veillé à l’équilibre territorial. Les cinq grandes directions régionales sont toutes bi-sites. Aucune ne verra ses effectifs être concentrés uniquement sur Lyon. Si l’on prend la Draaf (Direction régionale de l’alimentation de l’agriculture et de la forêt, NDLR), à terme, il y aura beaucoup plus de monde à Clermont-Ferrand qu’il n’y en a aujourd’hui. L’organisation permet de maintenir le volume d’effectif à Clermont-Ferrand. En ce début d’année, ils sont 600, c’est-à-dire, à quelques unités près, le même nombre qu’en 2015.

Les effectifs vont pourtant baisser…

Le tendanciel des effectifs est fixé année après année par la loi de finances. Le fait de regrouper les directions régionales génère un potentiel d’économie égal à 10 % du total de l’effectif des directions régionales, simplement par l’effet doublons. Cela ne veut pas dire qu’il y a aura une diminution de 10 % des effectifs, mais cette réforme nous permet de faire face de manière plus intelligente à cette évolution des effectifs. Le périmètre des activités régionales de l’État représente 2.000 effectifs : 1.400 à Lyon et 600 à Clermont-Ferrand. Un quart verra ses tâches évoluer, y compris ici, à Lyon. Le rôle des managers est d’accompagner ce changement.

Comment évolueront les effectifs dans les départements ?

Le gouvernement nous demande de renforcer cet échelon de proximité. Dans les arbitrages que j’ai rendus, il n’y aura aucune diminution d’effectifs dans la Haute-Loire, le Cantal et l’Ardèche, ce qui est nouveau. J’ajoute pour Clermont-Ferrand que l’animation de la politique de Massif central restera attachée auprès de la préfète du Puy-de-Dôme. En avril, je me déplacerai dans les quatre départements auvergnats pour rencontrer les services de l’État, les élus, les forces économiques. Je terminerai dans mon département natal, le Cantal.
 

Comment diriger une région aussi vaste?

On se dirige vers une administration plus moderne, à l’aise avec les outils comme les messageries et les visioconférences. Nous mettrons aussi en place un service de covoiturage interministériel pour éviter que le même jour partent quatre personnes du même endroit. Dans la durée, la taille de la région doit nous conduire à revisiter la relation entre le niveau régional et le niveau départemental. Il ne faut pas que les services régionaux se mêlent de sujets locaux.
 

Il revient au plan régional de définir la stratégie. Avez-vous des pistes ?

Le Premier ministre nous demande de préparer un plan stratégique de l’État en Région. On privilégiera les logiques transversales. Un dossier saute aux yeux, c’est la question de l’équilibre des territoires. Comment garantir la présence de l’État sur les territoires peu denses?? Il faut que l’ensemble du territoire bénéficie du dynamisme des métropoles. Une réflexion décisive pour la Région.
 

Vous avez déjeuné avec Laurent Wauquiez, le nouveau président de Région. C’est un sujet que vous avez évoqué ?

On a fait un tour d’horizon, un échange très cordial, chaleureux et constructif. La Région, de par la loi, devra élaborer un schéma régional d’aménagement et de développement du territoire. Ce sujet est évidemment crucial.

Source : lamontagne.fr

 

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