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RCEA : les cinq infos à savoir sur la future autoroute A79

L’appel d’offres sur l’aménagement et la concession de la future autoroute A79 qui va remplacer la RCEA sera clos le jeudi 14 juin. Cinq entreprises ou groupements devraient y répondre.

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 La transformation de la RCEA en autoroute avance très rapidement. On devrait connaître d'ici la fin de l'année le nom de l'entreprise qui sera pressentie pour mener les travaux et surtout, être concessionnaire de la future A79.

D'ici-là, cinq questions que l'on se pose... et leurs réponses.

1. L'autoroute sera-t-elle payante ou gratuite ?

Les treize échangeurs existants sur la RCEA seront maintenus. Ce nombre élevé d’échangeurs a conduit à choisir un système de péage « ouvert » consistant en une barrière de péage en pleine voie tous les 30-40 km environ. Trois points de péage sont ainsi prévus au Montet, à Montbeugny et Molinet. 
La future A79 sera payante pour les longs trajets et gratuites pour les trajets courts. Le coût devrait être de 10 centimes d’euros par km, soit 9 € pour le trajet Montmarault-Digoin. Le tarif figure parmi les critères de sélection des différents projets, mais il ne devrait pas s’éloigner beaucoup de cette prévision.

2. Pourra-t-on circuler à 110 ou à 130 km/h ?

La vitesse limite autorisée sera portée à 130 km\h (sauf pour une section de 10 km autour du Montet, limitée à 110 km\h). Conformément au statut autoroutier, chaque côté des deux voies sera bordé d’une bande d’arrêt d’urgence de 3 mètres de large (sauf dans les sections déjà à 2X2 voies qui disposent d’une bande de 2,5 mètres). Une clôture sera posée le long du tracé.

3. Qui devraient être les candidats à cette concession ?

Cinq dossiers devraient être déposés sur la table de l’État. Les principaux acteurs français du secteur des travaux publics devraient y répondre. Vinci (concessionnaire via sa filiale ASF de l’A71 d’Orléans à Bourges) associé à la Caisse des dépôts. Eiffage (concessionnaire via sa filiale APRR de l’A71 de Bourges à Clermont-Ferrand, de l’A77 jusqu’à Nevers et de l’A6 de Paris à Lyon). Colas (filiale du groupe Bouygues), associé à ATMB (société exploitant le tunnel du Mont Blanc dont l’État est actionnaire à 67 %). Spie-Batignolles (groupe de travaux publics) associé à Meridiam (société privée spécialisée dans le financement des infrastructures publiques sur le long terme). Le dernier dossier devrait être déposé par NGE associé à Fayat.

4. Quand devraient débuter les travaux ?

Les premiers travaux pourraient commencer avant l'été. Mais il ne s'agit pas de la concession principale mais du tronçon de 3,3 km reliant le rond-point de Montmarault à La Brunatière (Sazeret), déjà concédé à APRR. Son coût total est évalué à 90 millions d’euros hors taxes. « Nous sommes en pleines discussions pour commencer avant l’été », explique Gilles Humblot, le chef du district d’Auvergne APRR. Les travaux devraient durer six mois, « Le tout sous circulation ». La construction de l’échangeur et de ses bretelles devrait débuter au deuxième semestre 2018 et pourrait durer jusqu’à un an. Restera un gros morceau, à savoir le raccordement en lui-même des deux axes. Le terme des travaux est prévu pour 2021.

5. Quand devrait débuter le reste du chantier ?

C’est la principale inconnue. Pour l’instant, on ne connaît ni le début effectif des travaux sur le tronçon principal, ni, surtout, la date de mise en service de la future autoroute. Lors de son déplacement dans l’Allier, en octobre 2016, l’ancien Secrétaire d’état aux Transports, Alain Vidalis, avait annoncé que les premiers travaux débuteraient en 2019 et l’achèvement de cet aménagement prévu pour fin 2021. On part plutôt sur 2022.

Source : www.lamontagne.fr

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