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Reprise de Altia

Changement de nom mais pas changement de rythme. Mardi matin, au lendemain de la décision du tribunal de commerce de Paris de confier l'avenir de l'usine Altia de Cusset à un consortium franco-allemand, les machines tournaient toujours à la même cadence.

Les plieuses à cames ou à commande numérique vont continuer à fabriquer des attaches bagages, des gâches de capot, des anneaux de remorquage ou des renforts de siège automobile.

Réalisant 95 % de son chiffre d'affaires (13 millions d'euros) pour le secteur automobile, l'usine de Cusset travaille en direct avec des donneurs d'ordres comme PSA ou Renault. C'est un fournisseur de rang un, c'est-à-dire qu'il livre directement sur les chaînes de production des constructeurs automobile. Et c'est bien ce qui a intéressé Califil et Drahtzug Stein dans la reprise d'Altia Cusset. Le Français Califil détient 20 % d'Altia et Drahtzug Stein 80 %.

« La reprise d'Altia Cusset permet à la holding Drahtzug Stein d'ajouter à son portefeuille un fabricant renommé dans le domaine automobile, soulignait Peter Staab, geschäftsführer (directeur général) de Drahtzug Stein holding, qui était mardi matin à Cusset.

Notre entreprise poursuit sa stratégie de diversification entamée en 2011. Alors que notre secteur traditionnel, la fabrication de paniers pour lave-vaisselle, reste le principal pilier de Drahtzug Stein, le rachat d'Altia Cusset nous offre de nouvelles potentialités de croissance dans le secteur automobile. Sous la raison sociale Drahtzug Stein Cusset, le site va poursuivre l'ensemble de ses activités. La holding se rend ainsi moins dépendante des fluctuations conjoncturelles dans certains secteurs. Au-delà des avantages pour l'entreprise de Cusset, elle devient ainsi un partenaire encore plus fiable vers l'extérieur. » Jean-François Meyer, PDG de Califil, était aussi à Cusset mardi. Il soulignait que, outre la diversification de son entreprise vers le secteur de l'automobile, cela allait permettre une synergie des savoir-faire.

Diversification

Pour Régis Alauzen, directeur du site cussétois, ce rachat est d'abord la garantie d'une poursuite de l'activité. « Depuis 1936, l'entreprise n'a jamais cessé de tourner malgré cinq rachats. Nous avons de l'activité. Être fournisseur de rang un, ce n'est pas rien à une époque où les grands donneurs d'ordre veulent limiter leurs fournisseurs, explique Régis Alauzen. Avec Califil qui travaille dans l'agroalimentaire et Drahtzug Stein dans l'électroménager, c'est pour nous aussi une opportunité de diversification. »

Autre satisfaction dans cette reprise, il n'y a pas de casse au niveau de l'emploi. Sur les 81 salariés, 79 sont conservés, deux d'entre eux partant à la retraite aujourd'hui.

Source : lamontagne.fr

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