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Reprise de Laviel Confiserie Thermale : la dynamique est lancée

En près de 140 ans, Laviel Confiserie Thermale a régalé de nombreuses générations de petits gourmands devenus de grands clients fidèles. Cette institution cussétoise, dirigée pendant 30 ans par Bernadette Lavielle et Jean-Michel Cortes, vient d’être reprise par Bertrand Baylaucq et Sébastien Maronne. Les deux dirigeants entament une phase de renouveau dynamique avec leur équipe.

Amis de longue date, Sébastien Maronne et Bertrand Baylaucq (à droite et à gauche respectivement sur la photo) avaient envie d’entreprendre et ont choisi une co-direction, de plus en plus courante sur le marché des reprises. « Entreprendre seul dans le contexte actuel est compliqué et ça peut sembler plus anxiogène. À deux on peut déléguer, se concentrer sur ce qu’on maîtrise, échanger sur nos visions et aller plus vite en doublant la force de travail », confie Sébastien Maronne.

Originaire du bassin vichyssois, il a exercé plusieurs postes de direction d’agences d’assurance en France, avant de revenir en Auvergne, comme directeur des agences Allianz de Varennes-sur-Allier puis de Moulins. Après une école de commerce, Bertrand Baylaucq a lui travaillé dans la grande distribution avant de gérer l’entreprise familiale de transport cussétoise TPN, rachetée par le groupe Keolis en 2007. « J’avais envie d’un projet plus petit, qui garde un état d’esprit familial et où l’on peut co-construire un projet d’avenir avec les salariés ». Les deux hommes cherchaient donc une entreprise de moins de 20 salariés, ayant une vraie histoire, une forte accroche territoriale, des produits de qualité et un potentiel de développement. Également élu à la mairie de Cusset, Bertrand Baylaucq a rapidement pensé à Laviel Confiserie Thermale. Un an après une candidature spontanée refusée, Bernadette Lavielle a décidé de leur céder sa société au mois de juillet dernier.

Une entreprise historique à la renommée nationale

« Reprendre Laviel Confiserie Thermale, c’est bien évidemment faire perdurer un savoir-faire unique et une belle histoire artisanale, mais c’est aussi s’inscrire dans une forte dynamique territoriale autour de produits locaux de grande qualité. Nous avons la chance d’avoir des collaborateurs passionnés et très impliqués sur qui nous appuyer » insistent les deux nouveaux dirigeants à la tête d’une équipe d’une dizaine de personnes. Sur trois étages et quatre lignes de production, Laviel confectionne de nombreux petits plaisirs sucrés : sucres d’orge, pâtes de fruits, bonbons dragéifiés (comme les petits pois…), chocolats, bonbons chocolatés…

85 % de la production est réalisée en sous-traitance pour de grandes marques, des confiseurs/chocolatiers ou pour des productions locales comme le bonbon les Vérités de Lapalisse. « Nous réalisons chaque année 250 tonnes de pâtes de fruits pour de grands comptes et des marques nationales. Nous sommes parmi les trois plus grands producteurs français de petits œufs à la liqueur et peu de gens le savent, mais Laviel détient également le brevet de création de la recette de la rose des sables, réalisée à base de feuillantine depuis 1977 », se félicitent Sébastien Maronne et Bertrand Baylaucq, porteurs d’une fierté non dissimulée sur le talent de l’équipe qui les accompagne. Le magasin d’usine et le site marchand développent depuis quelques années la partie BtoC essentiellement réalisée en local, avec un pic d’activité à Noël et à Pâques autour des moulages et ganaches au chocolat à des prix d’usine très attractifs.

Une stratégie globale de développement

Pour rendre encore plus visible ce joyau de l’artisanat, les dirigeants ont lancé un plan d’actions englobant tous les pans de leur activité : diversification des gammes et produits innovants, développement de l’identité de marque, digitalisation omnicanale, renforcement commercial, nouveaux partenariats locaux, dynamisation du marché national BtoC…

Des nouveaux produits

De nouveaux produits ont déjà été lancés comme une petite pâte de fruits, sous forme de gummies, pure pulpe de fruits et cachant une subtile note de fleur. Déclinée en plus petit dans une boîte cadeau offerte, le geste commercial de découverte fait mouche avec un taux de conversion d’achat de 80 %. La production de chocolats se fera également désormais toute l’année : « Nos clients aiment nos chocolats, il est dommage qu’ils ne puissent pas venir les déguster ou les offrir toute l’année. Nous voulons des rayons remplis à chaque visite, avec des innovations régulières et de possibles nouvelles gammes ». Conscients des enjeux environnementaux et de santé publique, les nouveaux dirigeants travaillent sur des produits raisonnablement transformés, limitant le sucre et avec des matières premières de haute qualité, locales ou françaises (hors cacao). « Nous sommes et voulons être exemplaires ! », martèlent les deux hommes.

Une identité de marque affirmée pour conquérir de nouveaux marchés

Pour affirmer la notoriété de marque, Laviel affine également un partenariat avec la marque Vichy Mon Amour autour d’un nouveau produit, forcément gourmand, qui doit rejoindre la boutique vichyssoise. Doper la vente directe nationale, en marque propre est aussi une priorité. Le site marchand va donc être entièrement revu, corrélé à une stratégie de digitalisation omnicanale sur plusieurs réseaux sociaux, soutenue, dans un premier temps, par des stagiaires en communication. « Nous réalisons de bons produits, nous devons le faire savoir en travaillant moins cachés ! »

La force commerciale est aussi fortement développée pour diversifier la sous-traitance, fidéliser de nouveaux grands comptes et installer les produits chez plus de revendeurs régionaux. Avec 4 lignes de production sur 3 étages et des machines très efficaces mais anciennes, un audit de l’entreprise et de ses besoins futurs en investissements est en cours. Sans souffrir de turnover, l’entreprise accentue donc sa recherche de personnel qualifié confiseurs et chocolatiers. L’objectif est d’organiser la production sur deux équipes de 6 personnes au lieu d’une équipe de 10 actuellement.

Très confiants dans l’avenir de Laviel Confiserie Thermale, Bertrand Baylaucq et Sébastien Maronne misent sur une recette équilibrée entre ambition raisonnée, innovations assumées et une tradition d’excellence préservée.

Laviel Confiserie Thermale – 53 Rte de Paris – Cusset – 04 70 31 68 66

www.confiseriethermale.com

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Rédaction et photos Bénédicte Rollet, NOTA Bene, pour les carnets économiques de Vichy Economie.


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Le PAL : Une transmission familiale, de père en fils

Acteur touristique majeur en Auvergne-Rhône-Alpes, le PAL ouvre un nouveau chapitre de son histoire avec Charles Bennet succédant à son père à la tête du parc d’attractions et animalier.

 

Implanté à Saint-Pourçain-sur-Besbre, à 45 mn de Vichy, ce site, qui figure parmi les six parcs d’attractions les plus fréquentés de France, est désormais dirigé par Charles Bennet, 36 ans, qui a succédé à son père, Arnaud, au 1er janvier 2026. Il poursuit ainsi une aventure familiale engagée en 1973 par André Charbonnier.

« Charles qui reprend les rênes de l’entreprise c’est une grande satisfaction car avec toute son expérience, sa jeunesse et sa vision il va pouvoir  poursuivre le développement du parc dans le respect de ses valeurs et de ses équipes. » confie Arnaud Bennet, qui dirigeait les lieux depuis 1989. Parmi ses plus beaux souvenirs figurent la création d’une véritable histoire collective avec les équipes du parc et les différents partenaires, ainsi que la joie d’avoir permis à de nombreuses familles de partager des moments de divertissement et de découverte. Il retient aussi la fierté d’avoir engagé l’entreprise dans une démarche responsable, notamment à travers la certification tourisme durable et la Fondation, et d’avoir ainsi durablement ancré ces valeurs au sein du parc.

Alors que plusieurs fonds d’investissement et grands groupes s’étaient montrés intéressés par le rachat de ce parc affichant 34 millions d’euros de chiffre d’affaires, la famille a fait le choix de la continuité. Une transmission préparée de longue date, avec l’appui d’un cabinet spécialisé, associant également le frère et la sœur de Charles Bennet aux décisions stratégiques au sein du board familial.

« Je suis très heureux de rejoindre une aventure familiale dont la promesse est résolument dans l’air du temps : permettre à des familles et des amis de créer des souvenirs authentiques en alliant divertissement, découverte et engagement pour la préservation de la biodiversité. Les valeurs du PAL correspondent à ce qui m’anime : ses actions éthiques en faveur du développement durable et son respect des équipes qui œuvrent chaque jour pour offrir une expérience de qualité à nos visiteurs et prendre soin des animaux qui nous sont confiés. Je souhaite m’inscrire dans la continuité du travail de mon père, innover en restant fidèle à notre histoire, nous réinventer tout en conservant l’âme du PAL à laquelle nos visiteurs sont profondément attachés ». indique Charles Bennet.

 

 

20 à 30% du chiffre d’affaires réinvestis chaque année

Parc hybride mêlant attractions (31) et parc animalier (1 000 animaux), le PAL attire plus de 700 000 visiteurs par an.

Dans un secteur très concurrentiel, le modèle repose sur une politique d’investissement soutenue : entre 20 et 30 % du chiffre d’affaires sont réinjectés chaque année pour renouveler l’offre et renforcer l’attractivité du site.

Sans oublier les visiteurs : « J’ai de la gratitude vis-à-vis de l’ensemble des visiteurs qui nous suivent depuis des années. On a beaucoup de clients fidèles et c’est grâce à eux que le parc est devenu ce qu’il est. On a su s’investir avec les équipes et rester attractif, mais en face on a des gens qui ont répondu présents, donc on souhaite que cela continue à travers les générations futures » commente Arnaud Bennet, qui va s’investir désormais dans la Fondation pour développer le mécénat et différents sujets, même si il sera là en appui pour accompagner si besoin.

En 2026, un nouvel espace pour les éléphants et la rénovation d’un point de restauration verront le jour, avant un projet structurant estimé à 18 millions d’euros à l’horizon 2028, qui constituera la plus grande attraction jamais réalisée au PAL.

La nouvelle direction entend également accentuer les expériences immersives et poursuivre les engagements en matière de développement durable. L’hébergement, qui représente déjà 20 % de l’activité, figure aussi parmi les axes majeurs de développement, avec un projet de nouvel établissement envisagé dans les prochaines années.

Depuis 2021, le PAL propose également l’accueil de séminaires d’entreprises, notamment avec une salle d’une surface de 150 m2, pouvant accueillir jusqu’à 120 personnes, ou se moduler pour des groupes de 50 personnes. Située au cœur du Savana Reserve, les participants bénéficient de la possibilité d’un accès immédiat au parc (attractions et animaux), logement, restauration…

 

 

Recrutement sans CV

Le Pal vient par ailleurs de lancer sa campagne de recrutement sans CV pour la prochaine ouverture saisonnière, à partir du 4 avril.

400 postes sont à pourvoir. Tous les profils à partir de 16 ans sont acceptés, y compris retraités et étudiants, aucune compétence particulière n’étant requise (https://lepal.nous-recrutons.fr/recrutement-sans-cv/).

 

lepal.com

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NSE : quatre décennies d’innovation et de développement international

Depuis plus de 40 ans, NSE (Nizerolles Systèmes Electroniques) développe un savoir-faire reconnu en conception, fabrication et maintenance d’équipements électroniques de haute technologie. Coté en Bourse, le groupe, avec Jérôme Fabre en tant que Président du Directoire depuis moins d’un an, est un acteur majeur des marchés de la Défense et de l’Aéronautique civile et militaire.

 

Pour la première fois de son histoire, NSE a dépassé les 100 M€ de CA, avec un résultat annuel en 2024 de 103,6 M€, dont 27 % réalisés à l’international. Une situation financière saine et une dette négative, qui insuffle une belle dynamique de développement.

« Voilà presque un an que j’ai rejoint NSE en tant que Président du Directoire, avec l’ambition de poursuivre la croissance durable du Groupe et d’améliorer encore notre performance au service de nos clients. Cette première année a été dense, exigeante et riche en réalisations, dans un contexte international particulièrement incertain. » indique Jérôme Fabre, à la tête du groupe depuis mars 2025.

« Les secteurs de l’Aéronautique et de la Défense connaissent aujourd’hui une croissance liée à des besoins accrus en sécurité, en souveraineté industrielle et en modernisation des flottes. En France comme à l’international, les annonces gouvernementales et les investissements prévus vont entraîner une montée en cadence significative sur de nombreux programmes critiques. Ces dynamiques auront un impact direct sur les activités de NSE, qui s’est activement préparé pour répondre à ces exigences nouvelles. Ces derniers mois ont été marqués par plusieurs étapes importantes pour notre Groupe. » poursuit-il.

 

 

Accompagnement de la croissance

Pour accompagner sa croissance, le groupe a restructuré son organisation autour de deux Business Units (BU). La BU Services (66 % du CA) propose une offre globale de services à valeur ajoutée en France et à l’international. La BU Interconnexion (33 % du CA) conçoit des produits techniques innovants et fabrique des équipements intégrés pour le compte de grands opérateurs, principalement dans les secteurs en forte croissance de la Défense et de l’Aéronautique Civile.

Depuis le 1er juillet 2025, les activités de services après-vente d’électronique grand public du groupe NSE, localisées à Abrest, ont également rejoint une filiale 100 % dédiée et autonome baptisée NSE Electronique Services (NSE ES). Dirigée par Loïc Garlot, la filiale gère notamment des services de garantie constructeurs et de logistique, et se développe aussi sur les marchés de la monétique et des robots électroménagers haut de gamme.

 

 

Rachat d’Ametra Intégration

NSE a également renforcé son pôle Interconnexion avec l’acquisition d’Ametra Intégration (Anjou Électronique et Butitec), devenu NSE Anjou et NSE Butitec. Une opération qui, selon Jérôme Fabre, illustre une dynamique rare : « Il y a très peu d’exemples réussis de consolidation par le rapprochement de deux ETI familiales comme les nôtres. (…) Notre complémentarité est forte avec des clients plus ancrés sur les radars, le terrestre et le naval pour NSE et sur les missiles et le programme Rafale pour Anjou Electronique. »

 

Laurie Douaud (seconde en partant de la gauche), Directrice Générale d’Anjou Électronique et Butitec, et son équipe, qui ont rejoint le groupe NSE

 

L’innovation reste un moteur essentiel du groupe, qui conçoit des solutions à forte valeur ajoutée — systèmes NVIS, plateforme d’analyse GSSNG®, solution SYLOET — et remporte des contrats majeurs, notamment les marchés MERCURE et MODERN pour la SIMMT (Structure Intégrée du Maintien en condition opérationnelle des Matériels Terrestres). NSE investit en moyenne 4 M€ par an pour soutenir ce développement et renforcer sa démarche RSE.

Comme le souligne Jérôme Fabre : « Nous intensifions également notre engagement en matière de responsabilité sociétale et environnementale (RSE) avec la mise en œuvre de la directive européenne CSRD (…) et d’une première évaluation EcoVadis. »

Jérôme Fabre, un président expérimenté

Jérôme Fabre, Président du Directoire NSE

Cet ingénieur de 51 ans possède une riche expérience dans les secteurs de l’industrie, de l’aéronautique, de la défense et de l’énergie. Sa connaissance des rouages administratifs et institutionnels du pays est aussi une grande force. Il a en effet occupé diverses fonctions pour le ministère de l’Économie et des Finances ou à la direction générale du Trésor, avant de rejoindre l’ambassade de France à Washington en tant que conseiller économique et industriel.
De 2007 à 2009, il est conseiller technique pour les affaires industrielles au ministère de l’Écologie, de l’Énergie et du Développement durable.

Il a ensuite évolué vers des responsabilités opérationnelles, en présidant notamment les sociétés Aubert & Duval et Erasteel, avec des sites en Auvergne. Membre du comité exécutif d’Eramet et directeur général adjoint, il joue un rôle majeur dans la transformation du groupe. De 2023 à 2024, il prend la direction de la Société Le Nickel, filiale d’Eramet, avant d’être nommé à la tête de NSE à compter de 24 mars 2025. Son expertise en stratégie, en développement industriel et en gestion d’entreprises internationales constitue un atout majeur pour accompagner NSE dans son expansion et son engagement auprès des secteurs de la défense et de l’aéronautique.

« Je retrouve des similitudes entre NSE et Aubert & Duval, qui sont toutes deux des entreprises familiales cotées en Bourse. Je suis très heureux de découvrir de nouveaux secteurs avec NSE et de rejoindre une équipe aussi dynamique et innovante, toujours prête à relever de nouveaux défis. Mes grands-parents étaient installés à Vichy, alors la ville est pour moi symbole de beaux moments de rassemblement en famille. Je suis très agréablement surpris de la dynamique et du renouveau de Vichy, notamment en faveur du développement économique. Un vrai atout pour nous, puisque 85 % de notre activité est réalisée dans l’Allier et le Puy-de-Dôme. Vichy est une belle ville où je me suis installé avec plaisir. »

Jérôme Fabre œuvre ainsi désormais, avec toutes les équipes de NSE Groupe, à apporter « un service adapté à chaque défi technologique, dans un souci permanent et constant de réactivité, d’adaptation et d’excellence du service. »


Fondé à Nizerolles en 1983 par François Lacoste, NSE conserve son siège social dans un village de 300 habitants, tout en rassemblant aujourd’hui plus de 900 salariés (dont 250 à l’international), 9 sites industriels en France (dont 3 dans l’Allier, avec Abrest comme siège administratif) et 6 filiales à l’étranger (Maroc, Canada, Inde, et Tunisie).

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Rédaction, Bénédicte Rollet NOTA Bene pour les carnets économiques de Vichy Économie.


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Marianne Sansorgné, l’art du cuir et le goût du défi

À Broût-Vernet, une nouvelle page s’écrit pour Maison Victor qui vient de reprendre la prestigieuse marque de maroquinerie Laurent Nay. Aux commandes : Marianne Sansorgné, artisan passionnée, qui prolonge cette référence française de la bagagerie sur-mesure, aux côtés de son fils Mathis Derangeon.

 

Une experte du luxe, du fil et de l’aiguille

Diplômée en habillement à l’École de Riom, Marianne Sansorgné a fait ses armes chez des maroquiniers du bassin de Vichy. Dessin, création, cousu-main… elle maîtrise toutes les étapes de fabrication d’un sac.
En 2019, elle dirigeait déjà la Maison Sinturel à Vichy, où elle alliait créations originales et transmission de son savoir-faire à de futurs artisans. Après la fermeture de l’enseigne, elle se consacre à la formation, intervenant partout en France pour accompagner de jeunes maroquiniers. « J’aimais ce rôle, mais les déplacements constants étaient difficiles avec un jeune enfant », confie-t-elle.

 

 

Une rencontre décisive

C’est au fil de ses missions que Marianne croise Laurent Nay, créateur depuis 2007 d’une marque unique : des bagages ultra-personnalisés, conçus pour s’intégrer parfaitement dans des véhicules de prestige. À l’été 2024, il lui annonce vouloir céder son activité.
« Le challenge était énorme, mais l’idée de retrouver un atelier et de créer à nouveau m’animait. Quand tous les voyants sont passés au vert, je me suis lancée », raconte-t-elle. Soutenue par Initiative Allier, elle rachète la marque, ses stocks, ses machines et son précieux catalogue, tout en conservant l’accompagnement de Laurent Nay pour assurer une transition en douceur.

Une aventure familiale

Pour mener ce projet, Marianne peut compter sur son fils Mathis Derangeon, étudiant en école de commerce à Lyon. Associé et cofondateur, il gère déjà la communication, la prospection et la relation client, pendant que sa mère supervise la production et la création. « Nous avons chacun notre domaine, ce qui nous permet d’avancer sans nous marcher dessus », sourit Mathis.

 

 

L’excellence française au service du sur-mesure

Chaque pièce signée Laurent Nay – Maison Victor est pensée comme un prolongement du véhicule : bagages coordonnés à la sellerie intérieure, marquage à chaud, broderies, choix infini de cuirs et de tissus… En moyenne, 12 heures de travail sont nécessaires pour créer un produit unique, destiné à une clientèle internationale. « 90 % des commandes partent à l’étranger », précise Mathis.

Des ambitions déjà tournées vers l’avenir

Depuis la reprise effective en janvier 2025, l’atelier enregistre une dizaine de commandes par mois. La priorité est donnée à la production, tout en maintenant le haut niveau de qualité qui fait la réputation de la marque.

« C’est intense, mais nous n’avons aucun regret. Chaque jour confirme la force de ce choix », souligne Marianne Sansorgné.

Maison Victor souhaite consolider l’héritage de la marque tout en l’ouvrant à de nouveaux horizons, avec le développement de nouvelles gammes tout en conservant l’excellence artisanale, en renforçant la communication, notamment sur le marché français où la marque reste encore discrète (90 % des ventes étant destinées à l’export), mais également en participant à des événements automobiles prestigieux, comme le Rallye du Bourbonnais ou encore Rétromobile à Paris.

Enfin des projets de recrutement sont à l’étude à moyen terme selon l’évolution du carnet de commandes.

 

 

 

Laurent Nay Maroquinerie – Maison Victor

16 Grande Rue – 03110 Broût-Vernet

+33 (0) 665 21 07 87

maisonvictor@laurentnay.com

laurentnay.com

 


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Allier Découpe +, une transmission en toute continuité

En 1994, Pascal Boutonnat a imaginé un service industriel novateur sur le bassin vichyssois : de la découpe sur mesure et multi-matières. 30 ans après, Allier Découpe + a déployé son expertise très variée, en juste équilibre entre innovation permanente et savoir-faire humain. À l’heure de la retraite, son dirigeant vient de transmettre une entreprise en pleine croissance, à Rémi Chabanat, un expérimenté chef d’entreprise déjà ancré dans le Puy-de-Dôme.

Une entreprise innovante et audacieuse

Au fil des décennies, Allier Découpe + a toujours su devancer les besoins de ses clients. Une stratégie du coup d’avance que défend encore son fondateur Pascal Boutonnat. « Quand j’ai ouvert, j’allais démarcher des entreprises qui faisaient toutes leurs découpes de manière très artisanale dans un coin d’atelier. On me disait que c’était une bonne idée, mais personne n’avait encore pensé à externaliser. Tout était nouveau, j’ai dû me battre pour créer le besoin, mais j’avoue avoir eu la bonne idée au bon moment ! ». Puis quand le marché est devenu plus porteur, son dirigeant a fait un autre choix aussi audacieux que payant : l’investissement et l’innovation.

« J’ai fait l’inverse de la grande majorité, en investissant avant d’avoir les contrats. C’est un pari risqué, surtout pour une TPE, mais s’il est cohérent avec le développement, on continue de créer de nouveaux besoins et d’offrir les mêmes services que de plus grandes entreprises. Je n’ai jamais rien regretté ». Machine de découpe 3 axes dans les années 2000, machine de découpe en jet d’eau haute pression dès 2009 (la première du département), machine d’usinage grand format 5 axes (la première conçue par son constructeur en 2015)… Aujourd’hui la nouvelle machine de découpe jet d’eau 5 axes permet d’honorer des dossiers encore plus complexes, pour des marchés et clients très variés. L’entreprise a même reçu le prix Artinov 2024, décerné par la Chambre des Métiers et de l’Artisanat de l’Allier.

 

 

Des marchés extrêmement variés

L’entreprise, basée dans la zone des Ancises à Creuzier-le-Neuf, découpe des pièces sur mesure, pour des secteurs et matériaux multiples : cuir pour la maroquinerie, inox pour le secteur médical, marbre, porcelaine, bois, plastique, et bien d’autres… Les équipes ont notamment acquis une grande expertise pour le BTP avec des pièces allant des systèmes d’évacuation à l’habillage des façades. Mais elles travaillent également avec des designers en pièce unique de décoration d’intérieur, des artistes comme le graffeur Keymi ou dans une technique de découpe de mousse qui s’exporte en Belgique.

« On a toujours favorisé les belles histoires, co-écrites avec des clients atypiques, où l’on produit la pièce qu’il manquait. Parmi nos contrats étonnants, il y a les guirlandes pour les Galeries Lafayette, une pièce de guitare en collaboration avec Wild Custom pour le bassiste de U2, un aquarium géant ou le cadran de l’horloge de Notre Dame, avec les artisans campanistes d’Heurtech à Chemilly. On aime l’histoire de ces produits et la relation humaine qu’elle permet, autour d’une émulation positive qui fait avancer », reconnaît Pascal Boutonnat. Alors même si la retraite s’annonce bien méritée, céder une telle entreprise n’est jamais aisé…

 

 

Une reprise sous les meilleurs auspices

La reprise d’Allier Découpe + s’est donc mûrie en douceur, fruit d’une réflexion initiée, entre repreneur et cédant, depuis près de 3 ans. Effective depuis le 1er septembre 2025, elle s’est construite avec les 5 salariés maintenus dans leurs postes et autour d’un accompagnement d’un mois entre les deux chefs d’entreprise. Rémi Chabanat, 51 ans est déjà le dirigeant de la société cinquantenaire AOT Plastics à Thiers, qui compte 8 salariés autour d’une activité de chaudronnerie, thermoformage et usinage plastique, avec transformation des matières plastiques. « Nous travaillons de la pièce unitaire à la moyenne série, pour tous les secteurs hormis l’automobile qui demande de la production en très grandes séries », explique le dirigeant.

 

 

Formé en mécanique et en automatisme, Rémi Chabanat a travaillé plus de 15 ans dans la métallurgie avant de reprendre AOT Plastics il y a 13 ans. Sur la dernière décennie, le chef d’entreprise a opéré un important développement de l’équipe et du chiffre d’affaires. La reprise d’Allier Découpe + est une suite logique avec création d’opportunités. « Ce rachat mise sur la complémentarité, puisqu’Allier Découpe + fait aussi de la découpe et de l’usinage comme AOT Plastics, mais sur d’autres matériaux. On va ainsi permettre à nos clients historiques d’avoir accès à la transformation de nouvelles matières et à ceux d’Allier Découpe + de bénéficier de notre savoir-faire en matière de transformation. Nous n’avons pas non plus les mêmes clients ou les mêmes secteurs d’activité, la complémentarité est donc totale avec une possible transmission et montée en compétences des deux équipes. Pour le reste, on ne change rien, car tout va bien…», précise Rémi Chabanat.

Fin septembre signera le départ total de Pascal Boutonnat, encore en passation avec le nouveau dirigeant. Pour cet ancien électricien formé au CFA de Bellerive-sur-Allier, puis créateur d’enseignes publicitaires, l’heure est au bilan : « Allier Découpe + est ma plus belle aventure professionnelle, bien au-delà de ce que j’aurai pu imaginer. Je ne croyais pas être encore là 30 ans après, mais cela prouve que malgré les circonstances, les moments difficiles, il faut toujours continuer d’y croire, de se battre et garder l’envie. Je me suis préparé au départ, je pars en confiance pour l’entreprise et l’équipe. Rémi est un chef d’entreprise avisé et un homme simple comme moi, pour une belle continuité d’activité ».

 

 

Allier Découpe +

7 Rue des Ancises, 03300 Creuzier-le-Neuf

04 70 58 27 35

allier-decoupe.fr

Voir la fiche d’Allier Découpe + dans l’annuaire économique

 


Rédaction, Bénédicte Rollet NOTA Bene pour les carnets économiques de Vichy Économie.

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Renouveau réussi pour l’Ariane Hôtel de Vichy

Depuis quelques mois, l’Ariane Hôtel de Vichy a un nouveau propriétaire. Après une solide expérience en hôtellerie restauration, Guillaume Variot a en effet choisi Vichy pour diriger son premier établissement.

 

En plein cœur de la cité thermale, rue Beauparlant, l’Ariane Hôtel de Vichy affiche fièrement son nom entre charme d’antan et vent de modernité. Cette institution vichyssoise, qui a déjà vu passer tant de touristes et clients d’affaire, prend aujourd’hui un nouveau virage, sans pour autant oublier ce qui a fait sa force. Dès l’entrée, son nouveau propriétaire Guillaume Variot sait allier présence efficace mais discrète, accueil personnalisé et écoute sincère des clients. Depuis le mois d’avril, son professionnalisme à toute épreuve et son naturel avenant, font l’unanimité auprès des clients. Le jeune dirigeant de 32 ans, concrétise ici en effet, une belle expérience dans le métier.

Un dirigeant passionné et expérimenté

Dijonnais d’origine, Guillaume Variot part à Londres avec en poche un BTS gestion en hôtellerie et restauration. Comme beaucoup, il commence en bas de l’échelle comme commis, au sein du restaurant gastronomique Rabot estate 1745, avant de gravir les marches une à une : service en salle, barman et chef de bar. « Je venais en Angleterre pour apprendre l’anglais et j’avais envie de découvrir des choses et des gens nouveaux ». Cette première étape de travail à l’étranger se finissant, il regagne Dijon comme chef de rang dans un hôtel 4 étoiles. La suite du parcours se fait au gré des opportunités et des belles rencontres, pour des expériences et postes enrichissants : chef de rang chez Bocuse au Disney World d’Orlando, responsable de salle dans un restaurant gastronomique à San Francisco, chef de rang au Beaurivage Palace de Lausanne, postes à Montevideo en Uruguay… Pendant des années, l’envie de voyage de Guillaume Variot dicte ses choix de vie, avec la volonté forte de s’imprégner de nouvelles cultures. Il s’envole pour 6 mois en 2020 pour l’Australie, où il réalise plein de petits boulots eux aussi formateurs.

A son retour, il part travailler en Suisse. « En 2021, j’ai fait une rencontre déterminante, celle de François Baumann, un propriétaire de 4 hôtels notamment à Fribourg. J’ai dirigé 2 de ses restaurants d’hôtel, et son parcours humble, parti de rien, a été très inspirant pour moi. Je me suis dit qu’avec du travail tout était possible et l’idée de racheter et diriger mon propre hôtel a germé ». Avant cela il reprend la direction d’un premier hôtel-bureau sur Dijon et ensuite la direction d’un hôtel-restaurant tout en continuant ses recherches.

 

 

Un coup de cœur évident pour Vichy

Pendant 2 ans, Guillaume Variot sillonne alors la France et visite pas moins de 20 hôtels dans 15 villes différentes. Un peu lassé par cette perle rare qu’il ne trouve pas, il s’apprête à stopper ses recherches quand… « L’Ariane Hôtel et Vichy ont été un vrai coup de cœur. La ville a un très haut potentiel de croissance touristique et l’hôtel offrait tout ce que j’attendais : un cadre chaleureux et familial avec 14 chambres et peu de travaux, en plein cœur d’une ville dynamique, propre, apaisante et où on se sent bien. Même si la ville compte beaucoup d’hôtels, il y a de la place pour tout le monde. Vichy est sportive, touristique et également centre économique. C’était le moment de se lancer ! », explique le nouveau propriétaire depuis avril 2025.

Une petite structure chaleureuse

Guillaume Variot a conservé une grande partie de l’existant, bien entretenu, en insufflant sa touche personnelle entre objets chinés et décoration affirmée, qui sort de l’ordinaire. « Je ne voulais pas un intérieur qui ressemble à toutes les chaînes d’hôtellerie. Je veux proposer quelque chose d’atypique, chaleureux ou l’on se sent comme à la maison, avec des petits objets ou rien n’est coordonné, une âme dans le mobilier et l’ambiance… Je n’ai pas tout changé, car l’hôtel m’a plu comme il était et avait une très bonne base. J’ai néanmoins réalisé de travaux de peinture et du rachat de mobilier ». 14 chambres sont déjà proposées aux clients et deux studios autour d’un joli patio intérieur sont en cours d’aménagement, pour de futures locations en courte ou longue durée.

 

 

Pour cette première année d’activité, Guillaume Variot peut compter sur deux salariés pour l’entretien de l’hôtel, tandis qu’il assure la réception. Une place stratégique qu’il apprécie tout particulièrement. « Notre secteur d’activités peut parfois manquer de contact humain à l’heure des Airbnb où on ne croise plus personne ou des réservations sur internet. Je privilégie ici au contraire le temps, l’écoute et la relation humaine : petits mots et attentions personnalisés, services réactifs, valorisation et mise en lumière de l’équipe à mes côtés, suppression des supports digitaux au profit de conseils de proximité… ».

L’objectif affiché est de passer de 2 à 3 étoiles. Une étape qui semble tout à fait possible en suivant les commentaires très positifs d’une clientèle variée : famille jusqu’à 5 personnes, commerciaux, golfeurs, randonneurs, couples plus âgés… Le dirigeant va également travailler une identité de marque plus affirmée, avec une devanture refaite et une boutique d’accessoires au nom de l’hôtel.

 


Ariane Hôtel

46 rue Beauparlant, 03200 Vichy

04 70 97 42 06

arianehotel-vichy.com

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Rédaction Bénédicte Rollet, NOTA Bene, pour les carnets économiques de Vichy Économie.

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Renouveau enclenché pour EXCELL’ALU : MERIDIA et AluProd Auvergne

Julien Tantot a repris il y a quelques mois deux sociétés complémentaires : MERIDIA et Aluprod Auvergne, spécialisées dans la fabrication et l’installation de menuiseries en aluminium pour particuliers et professionnels. Basées sur la zone d’activités des Ancises II à Creuzier-le-Neuf, ces entreprises entrent dans une belle phase de développement.

Fondé en 1994 par Philippe Morignat, MERIDIA est spécialisé dans la fabrication et l’installation de vérandas et de menuiseries en aluminium et PVC pour les particuliers. L’équipe a toujours su réinventer son savoir-faire en développant des nouveautés suivant les tendances : portes et fenêtres, portails, volets roulants, pergolas, carports… En 2013, Philippe Morignat crée en parallèle, Aluprod Auvergne, une entité commerciale pour développer l’activité auprès des professionnels. Aluprod préfabrique ainsi des menuiseries aluminium : fenêtres, portes, coulissants, portails et vérandas,  à destination des artisans, architectes ou bureaux d’études. Des activités que connaît bien le vichyssois Julien Tantot, qui a mené une grande partie de sa carrière dans ce secteur.

 

 

Un nouveau dirigeant bien dans son élément

À 35 ans, le nouveau dirigeant affiche une expérience de 12 ans comme technico-commercial dans la vente de menuiseries pour les particuliers. Il a également été responsable des ventes sur le secteur Auvergne-Rhône-Alpes, pour le groupe américain Kawneer, fabricant de profils aluminium pour professionnels. Ce dernier étant le fournisseur de MERIDIA, il entend parler de la volonté de vente de son dirigeant.
Julien Tantot n’en est pas à sa première gestion d’entreprise, puisqu’il dirige déjà depuis 3 ans à Vichy la laverie automatique La Buanderie, ainsi que L&J INVEST, spécialisé dans l’investissement immobilier. En quête d’une entreprise à reprendre, il s’entoure de spécialistes de la cession /acquisition comme Louis Thivat, expert indépendant ou France Soulier pour le Haut de bilan, via le Crédit Agricole Clermont-Ferrand. « Les deux activités étaient très saines, avec une belle perspective de développement. Pour réaliser une fabrication complète des produits, les ateliers disposent de matériel de pointe. Je connais peu de PME aussi bien équipées. Ce fut décisif dans mon choix de reprise, puisque de nombreux investissements, y compris dans les locaux, avaient déjà été réalisés », précise Julien Tantot. Un an après sa première rencontre avec le cédant, il reprend donc deux sociétés complémentaires et une équipe de 10 salariés, qu’il a réuni sous un nouveau nom de groupe : EXCELL’ALU.

 

 

Des spécialistes du sur-mesure et des demandes complexes

« Notre savoir-faire et notre réactivité font de nous le partenaire idéal pour les projets complexes, avec un accompagnement client sur mesure », insiste le dirigeant, qui aime particulièrement trouver la solution à laquelle personne n’avait pensé. Grâce à une équipe de spécialistes aguerris et de jeunes recrues bien encadrées, les deux entités avancent sereinement vers demain, répondant aussi bien aux demandes des particuliers que les partenaires, architectes ou artisans.

Julien Tantot souhaite continuer de pérenniser l’activité de vente aux particuliers, avec la conception de nouveaux produits comme les poolhouses et gazebos, des espaces de vie extérieurs très demandés, qui peuvent abriter cuisines d’été, salon de jardin ou spa.

L’heure est aussi au développement d’Aluprod Auvergne plus en sommeil ces dernières années : « Aujourd’hui, Aluprod Auvergne représente seulement 5 % du CA. L’objectif est de rééquilibrer les activités pour arriver à 60 % et 40 %, en proposant aux professionnels des fabrications de menuiseries prêtes à poser. Dans les développements à venir, j’aimerais également développer une activité de pliage pour artisans, peu courante en local » annonce le dirigeant. L’ambition est aussi de passer d’un CA de 1,450 million d’euros en 2024 à 2 millions d’euros d’ici à trois ans, encouragée par les très bons retours de ce début de reprise et la renommée affirmée des deux sociétés.

 

Meridia et Aluprod Auvergne sont installées sur la zone des Ancises 2 (photo CProd 03)

 

EXCELL’ALU (MERIDIA et Aluprod Auvergne)

ZAC Les Ancises 2 – 3 rue des Morlattes – Creuzier-le-Neuf
04 70 31 02 17

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Grange Métallerie Serrurerie affirme son savoir-faire

Reprise en 2022 par Stéphane Boudal, l’entreprise Grange Métallerie Serrurerie, basée à Bellerive-sur-Allier, continue de développer le savoir-faire de ses artisans.

Dans le paysage économique vichyssois, le nom de Grange est bien connu. Une renommée qu’a façonnée Paul Grange, métallier et plombier de formation, qui a fondé son entreprise en 1967, réunissant initialement les deux activités. Depuis, elles ont été scindées en deux entreprises par ses enfants. En 2000, c’est son fils Michel qui reprend ainsi l’activité métallerie-serrurerie, sur deux sites à Bellerive-sur-Allier et Olliergues, près d’Ambert dans le Puy-de-Dôme.

Un savoir-faire diversifié

Une vingtaine de salariés et un bureau d’études interne, y travaillent le métal, l’acier, l’aluminium ou l’inox autour des métiers de la métallerie et de la serrurerie. Une activité qui réunit de nombreux savoir-faire et techniques : dépannage serrurerie (serrures de porte, volets roulants, ferme-portes, paumelles (axe de porte), etc..), équipements de protection de machines, ergonomie au poste de travail, mobilier inox et divers équipements sur mesure, garde-corps, barrières, portails et portillons, etc… Des fermetures aluminium et acier sont aussi conçues et posées par les équipes, principalement pour les professionnels. Grange métallerie-serrurerie réalise également de petites charpentes métalliques destinées au clos couverts et assure un gros service de dépannage sur les volets roulants et serrures, pour professionnels et particuliers. Au moment de prendre sa retraite, Michel Grange a cherché un repreneur et a choisi le projet de Stéphane Boudal.

 

 

Un nouveau dirigeant engagé

Ingénieur arts et métiers, Stéphane Boudal a travaillé pendant 20 ans dans le secteur des ascenseurs. Conception, dépannage technique, chargé d’affaires grands comptes, manager, directeur d’agence et de région, il a évolué sur de nombreux postes et a voyagé entre Paris, la Côte d’Azur, la Drôme, l’Isère ou Lyon. Mais à 50 ans, à l’occasion d’une rupture négociée, il vit une période de chômage: « J’ai bien évidemment été éprouvé par la situation, mais ce fut aussi un temps de réflexion positive, une opportunité de définir ce que je voulais vraiment faire. Grâce à une introspection et un accompagnement par un cabinet d’outplacement, l’idée d’une reprise ou création d’entreprise s’est imposée comme une évidence ».

Stéphane Boudal se rapproche alors de l’association du CRA (Cédants et Repreneurs d’Affaires), notamment pour de la formation très complète qu’elle propose pour savoir comment aborder cette aventure entrepreneuriale. « Ce fut très éclairant, tout comme la mise en relation avec des cédants. Le premier dossier que j’ai ouvert, c’était Grange… » se souvient le dirigeant, qui voulait une structure déjà établie et à l’échelle d’une PME, afin de pouvoir déléguer des missions et s’appuyer sur une équipe.

 

 

Véritable spécialiste du mouton à 5 pattes, l’entreprise a su valoriser ses atouts auprès du repreneur : savoir-faire et fidélité des équipes, bureau d’études en co-construction de projets sur-mesure, solutions techniques innovantes, réactivité des équipes, belle santé financière, des carnets de commandes remplis et une structure solide… « Dès le premier rendez-vous, j’ai su que ce serait cette entreprise et pas une autre. On a vécu une belle rencontre réciproque avec Michel Grange et il a compris que je m’engagerai autant que lui pour ce qu’il avait construit ! Nous partageons les mêmes ambitions et notre façon de voir le management et la relation commerciale. Après une transition accompagnée, j’opère donc une évolution dans la continuité » précise-t-il avec deux ans de recul sur son rôle de dirigeant.

Pérenniser l’activité

Depuis son arrivée, Stéphane Boudal a continué à développer l’activité, tout en travaillant sur le bien-être de ses collaborateurs, via notamment l’aménagement des postes de travail et le recrutement. Face au désamour pour les métiers techniques et manuels, le chef d’entreprise favorise l’apprentissage et l’accompagnement des jeunes par des experts. « Nos collaborateurs ont en moyenne 15 ans d’ancienneté au sein de l’entreprise, ce qui est un bon marqueur global de la qualité de vie au travail. Ces personnes très qualifiées sont précieuses pour transmettre leur savoir. Le seul frein aujourd’hui à notre développement, c’est de trouver des gens. Nos critères de recrutement sont simples : avoir envie de travailler, être curieux dans tous les domaines techniques et aimer se lancer des défis, car ici on nous demande souvent de faire rentrer un carré dans un rond ! Ensuite, mon rôle est de faire en sorte que nous échangions tous avec bienveillance, pour que chacun se sente bien ».

 

Stéphane Boudal, à gauche, avec son équipe

 

Grange Métallerie Serrurerie développe aussi son service dépannage aux professionnels, entreprises, syndics ou habitat social, tout en restant ouverts à de nouveaux domaines d’activité et à de nouvelles compétences techniques. L’entreprise compte parmi ses clients de grands comptes fidèles, mais également de nombreuses missions ponctuelles favorisées par un bouche-à-oreille très positif. « Nous ne voulons pas devenir une multinationale, mais faire aussi bien qu’avant et maintenir, voire développer nos parts de marchés. Tout ça en préservant notre savoir-faire, notamment en pièces uniques co-construites avec nos clients, ce qui est notre marque de fabrique. Notre ambition est d’être connu et reconnu comme créateur de solutions pour des clients exigeants », explique Stéphane Boudal.

 

Grange Métallerie Serrurerie

42 rue de Navarre – Bellerive-sur-Allier

04 70 32 42 58

contact@grange-ms.com

grange-metallerie-serrurerie.com

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Reprise du Lutèce, une nouvelle histoire écrite à 4 mains

Véritable institution vichyssoise depuis plus de 50 ans, la brasserie Le Lutèce est un rendez-vous culinaire et de détente incontournable pour beaucoup d’habitants ou de touristes. Repris par Julian Torrès et Walid Yassine, ce haut lieu se réinvente avec gourmandise, sans perdre son identité chaleureuse.

Après le service, Julian Torrès et Walid Yassine aiment échanger avec leur équipe autour d’un café. Si le ton est souvent sérieux, les éclats de rires partagés ne trompent pas ; ces deux-là savent apporter une bonne humeur communicative autour d’eux. « Nous sommes amis d’enfance, on s’est rencontrés au collège des Célestins et malgré mon départ pour Lyon en famille, on ne s’est jamais vraiment quittés », confie Julian, dont les parents tenaient un dépôt vente à Cusset dans les années 90. Walid a lui grandi au sein du restaurant libanais de ses parents à Vichy, avant de faire une belle carrière comme conseiller clientèle ou chargé d’affaires dans le milieu bancaire. « On a eu envie de trouver un projet à vivre en commun, avec pour objectif d’avoir une belle adrénaline et de se faire plaisir au quotidien », complète Walid.

 

 

L’expérience militaire et de manager expérimenté de Julian, alliée au savoir-faire en gestion de Walid se sont parfaitement complétés. La restauration s’est ensuite imposée en évidence pour ces deux gourmets, qui aiment la convivialité et réunir les gens. « L’emplacement, la superficie, la renommée, le défi à relever, Le Lutèce cochait toutes les cases pour notre reprise en commun que l’on voulait absolument chez nous, à Vichy », expliquent les deux co-gérants, soutenus dans leurs démarches par Initiative Allier et Vichy Économie.
Les deux hommes ont également beaucoup investi dans la rénovation de l’immeuble au-dessus de la brasserie. « Nous avons gardé les 3 locataires et nous avons 7 logements en courte durée, pour des touristes essentiellement ».

 

 

Entre brasserie et bistronomie : le goût et la qualité avant tout

À la tête d’une équipe de 10 personnes, le duo a su se répartir les missions en complémentarité. Walid Yassine gère plus spécialement les achats, la relation fournisseurs et la partie gestion, Julian Torrès le management, avec une vision globale sur les menus. Si l’esprit brasserie aux généreux plats traditionnels perdure, l’équipe a réalisé dernièrement une carte plus travaillée et plus élaborée, en intégrant plus de viande et de poisson sur leurs plats.

Crème glacée à la pastille du bassin de Vichy de chez Moinet, poissons de chez Auvergne Marée, fromages de la Société Laitière de Vichy, cave réalisée par Franck Naudot, Le Lutèce favorise les partenariats locaux de qualité et les meilleurs produits pour fidéliser une clientèle exigeante.  Les pâtisseries et gâteaux maison, comme les financiers, cookies ou brownies sont aussi désormais servis en journée autour d’une possible boisson chaude ou froide.

 

Un clin d’œil à la pastille de Vichy, à l’occasion du bicentenaire : Feuillantine pralinée, surmontée d’une mousse au chocolat à la fève de tonka et ganache chocolat blanc, sublimé par une plaque au chocolat noir estampillée Lutèce

 

Esprit d’équipe

Pour mener au mieux cette nouvelle activité, Julian Torrès a également fait le choix de passer son CAP cuisine. « Pour accompagner les équipes et gérer de 90 à 200 couverts par jour, j’ai besoin de comprendre leur langage et leurs problématiques. Ce CAP m’aide à m’investir encore plus auprès de nos collaborateurs. »

Un management que les deux hommes veulent inscrire dans l’échange, la bienveillance et la transmission, pour fidéliser des équipes heureuses de travailler ensemble. Les co-gérants insistent aussi sur la qualité de service et l’importance de la relation humaine : « On veut que nos clients prennent le temps d’un moment partagé, en leur offrant la possibilité de réapprendre le goût des bonnes choses. Des viandes de qualité, des cuissons qui préservent les goûts, des recettes équilibrées qui n’excluent pas la gourmandise et quelques écarts réconfortants ».

Motivés par l’envie de mener ce métier et le plaisir de travailler ensemble, les deux amis se disent heureux de cette reprise, insufflant un beau vent de nouveautés sur Le Lutèce, prêt à se réinventer.

 

Lutèce Vichy

3 Rue de Paris, 03200 Vichy

lutece-vichy.fr

lutece.vichy@gmail.com

 


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Maison Decoret, la délicieuse histoire continue…

Depuis près de 30 ans, la Maison Decoret tisse une savoureuse histoire de passion, puisant sa force du riche terroir vichyssois et de sa Montagne Bourbonnaise. Martine et Jacques Decoret y ont construit progressivement une institution du bon goût, qui a toujours su se renouveler. Aujourd’hui, c’est dans la transmission que se poursuit l’aventure, aux côtés de leurs fils et chefs, Alexis et Antoine, qui écrivent déjà la prochaine page de la saga familiale.

C’est entre deux services que le bouillonnant chef Decoret nous reçoit, alors que les derniers clients du midi savourent une part de flan au thym, autour d’un café. Un flan au thym, qui fleure bon cette Montagne Bourbonnaise, terre de liens des maitres des lieux. Cette recette mythique a été popularisée par le restaurant du Relais Fleuri à Molles, étoilé par le Guide Michelin dans les années 60. « Je suis originaire de Saint-Pierre Laval, ma femme d’Arfeuilles et nous nous sommes rencontrés au lycée Abel Boisselier de Cusset, en formation cuisine. Martine a fait un de ces premiers stages au Relais Fleuri. Moi, je garde un fort souvenir d’enfance de la cueillette du serpolet, le thym sauvage de chez nous. Cette Montagne Bourbonnaise avec ses odeurs, ses paysages, ses racines paysannes et son caractère bien trempé font partie de nous et de mon identité culinaire. Nous aimons faire découvrir des bouts de ces souvenirs et traditions à nos clients » insiste avec émotion et tendresse Jacques Decoret.

 

 

Un parcours d’excellence

Mais le couple a fait un sacré chemin depuis sa formation à Cusset. C’est d’abord en Suisse qu’il fait ses premières armes à Lausanne, Genève et Nyon. De retour en France dans les années 1990, ils rejoignent de grandes maisons, Martine en salle et service, Jacques en cuisine. Maison Troisgros à Roanne, la Côte Saint Jacques à Joigny, le Moulin d’Abbaye à Brantôme, sous-chef à Paris pour L’Arpège d’Alain Passard, puis le restaurant Régis Marcon où Jacques devient chef de l’Auberge des Cimes à Saint-Bonnet-le-Froid. Martine excelle aussi, en salle et réception, auprès de la famille Marcon. En 1996, Jacques Decoret décroche, à force de travail, l’une des plus belles distinctions françaises, le titre de Meilleur Ouvrier de France, MOF. Une épuisante consécration. « C’est un métier extrêmement difficile, fait de sacrifices notamment pour la vie de famille. Alexis est né pendant que j’étais à Paris, je faisais des allers-retours pour le voir. Un jour, on en a eu marre. L’envie de travailler ensemble et à notre compte s’est imposée » confie le chef vichyssois. Si le projet initial était d’ouvrir une auberge en Montagne Bourbonnaise, c’est à Vichy que le couple s’installe finalement en 1998.

 

 

À deux, nous sommes plus forts

Dès ses débuts, Jacques Decoret fait bouger les lignes. Pas dans la simple ambition de se faire remarquer, mais parce que le chef ne rentre pas dans un moule attendu. « La vérité, c’est qu’on débutait, avec pas beaucoup de moyen et qu’on vient d’une terre où on fait bon avec peu ». Alors le chef, soutenu par son épouse, bouscule les codes, expérimente et innove pour coller à ses envies et son besoin de nouveautés. Il travaille notamment des produits simples comme la sardine, le marron grillé ou le pied de cochon, une chose impensable dans le milieu gastronomique à cette époque. Le cuisinier curieux rencontre aussi des chimistes pour mieux pouvoir jouer avec la cuisine. « On ne savait pas dans quelle case me classer, alors on a dit que je faisais de la cuisine moléculaire. Ça a attiré les médias et la lumière sur moi, mais on avait juste envie d’essayer des choses nouvelles et de proposer des sources d’émerveillement à nos clients, avec des jeux de textures différents. On a été les premiers aussi, par exemple, à servir des aliments dans du papier journal, parce que ce n’était pas cher et que ça racontait une histoire. Pour nous, la cuisine doit être évocatrice de souvenirs et d’émotions, en partant toujours de bons produits. »

 

 

Jamais loin et veillant avec assurance, aussi sur les menus, Martine offre surtout son expertise aiguisée pour créer l’écrin, magnifiant l‘excellence en cuisine. Ensemble, ils obtiennent une étoile au guide Michelin en 2000, récompense d’un travail acharné. En 2008, ils rachètent et rénovent un chalet Second Empire à deux pas de l’Opéra et réalisent un rêve, en créant la Maison Decoret, réunissant le restaurant et un petit hôtel 4 étoiles et Relais Châteaux. Entre modernité et charme d’antan, ils ont imaginé un lieu où l’on peut savourer l’art de vivre à la française, avec mise à l’honneur de la gastronomie régionale. « On parle toujours du chef, mais sans Martine rien n’aurait fonctionné. Elle est notre pilier et l’âme de cette maison, on lui doit énormément » martèle avec force Jacques Decoret.

 

Maison Decoret propose 5 chambres avec un univers différent avec son hôtel Relais et Châteaux

 

Une nouvelle cuisine à 6 mains

Depuis 5 ans, le duo s’est transformé en trio, avec l’arrivée d’Alexis, 31 ans, auprès de son père. Loin d’être un débutant, ce cuisinier a été formé par les grands noms Français comme Troisgros à Roanne. Il y a plus d’un an, Martine et Jacques ont également reçu dans leur boite aux lettres un CV pour un poste de chef pâtissier. Leur fils Antoine, 27 ans, passé notamment par Lenôtre à Paris. « On ne voulait pas que nos enfants soient dans ce métier si dur, mais voilà, ils aiment ça. Seule notre fille Agathe semble résister, mais elle est encore jeune », confient les parents. Travaillant aujourd’hui à 4, en plus d’une solide équipe en salle et en cuisine, la famille Decoret apprend à composer avec chacun de ses membres. « Les décisions sont plus longues à prendre, plus animées. Jacques apprend à faire des compromis et à leur laisser de plus en plus de libertés. On sensibilise nos fils à écouter une autre génération », s’amuse Martine, qui doit trouver le juste équilibre, à la fois, mère, femme et cheffe d’entreprise. À l’aube des 60 ans, l’heure de la transmission tinte doucement aux oreilles du chef, mais comment clore un tel chapitre et laisser la main ?

 

 

Transmission, une étape complexe

« Sur les CV, mes fils ont tout bon et je connais leurs compétences, mais lorsqu’on a tout créé, il est difficile de s’effacer totalement et d’arrêter. C’est notre Maison et si nous sommes très heureux qu’ils reprennent le flambeau, il faut aussi apprendre à lâcher, ce n’est pas évident…J’ai envie de le faire en douceur et qu’ils continuent de faire appel à notre expérience » avoue honnêtement Jacques Decoret. Sans date de reprise précise, les fils continuent donc de se faire des prénoms, entre respect des traditions et nouvelles touches culinaires.

« Oui c’est vrai qu’il faut trouver sa place et on veut le faire progressivement. On gagne chaque jour en affirmation de notre identité, et notre père nous écoute de plus en plus. Notre mère aide beaucoup à cette transmission. On a tous les deux l’ADN Decoret en nous, ça aide » explique Antoine, qui avait déjà initié le projet de glacier de la Maison. « Je vois bien que je réfléchis comme mon père, nous sommes alignés en cuisine autour des mêmes valeurs de qualité, mais avec de belles différences à défendre, comme l’acidité que j’aime particulièrement. On ne veut pas tout révolutionner, mais apporter notre touche », complète Alexis. Les deux chefs à la solide expérience ne sont pas là par hasard, mais continuent leur apprentissage, en famille, avec humilité. « On aura toujours besoin de nos parents et de discussions constructives pour avoir leur avis ».

Toujours sur la transmission, Maison Decoret organise vendredi 4 avril à 20h Pères & Fils, Un moment unique de transmission culinaire et viticole.
Le chef Jacques Decoret et le vigneron Denis Barbara, qui ont tracé leur route ensemble, passent aujourd’hui le flambeau à leurs fils. Une histoire de transmission, de passion et d’héritage, racontée à travers un menu d’exception.

 

 

La suite ? Jacques et Martine ne sont pas encore partis, mais ils ont déjà pas mal de projets en tête. Des envies d’affaire plus petite et plus sucrée, qui pourrait bien voir le jour dans cette Montagne Bourbonnaise qu’ils aiment tant…

 

Maison Decoret – 15 Rue du Parc 03200 Vichy

maisondecoret.com

contact@maisondecoret.com

Voir la fiche de la Maison Decoret sur l’annuaire économique

 


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