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Allier découpe + s’invente un nouveau métier

Pascal Boutonnat vient d’acheter une machine d’usinage à cinq axes aux dimensions hors normes. C’est un nouveau métier pour le P-DG d’Allier découpe+. C’est aussi un investissement indispensable.

Avec un plateau de 7,50 m par 2,50 m, le nouveau centre d’usinage d’Allier découpe+ impressionne.
Non seulement cette machine peut enlever de la matière sur des pièces géantes, mais elle peut aussi le faire quasiment dans tous les sens, puisque son plateau et sa tête d’usinage bougent selon cinq axes.
Ce centre d’usinage est unique puisqu’il a été fabriqué selon les prescriptions de Pascal Boutonnat.

Le créateur d’Allier découpe+ possède déjà un centre d’usinage trois axes (avec un plateau de 3 m par 2 m) et une machine de découpe par jet d’eau. Mais avec la machine cinq axes et son plateau XXL, Pascal Boutonnat vise de nouveaux marchés qu’il va découvrir au fur et mesure tant les possibilités de cette machine sont grandes. « C’est presque un nouveau métier pour nous. Nous allons être plus compétitifs sur ce que nous savons faire et nous allons pourvoir répondre à toutes demandes », explique le patron. L’idée d’investir dans une nouvelle machine a démarré en 2012. « Le projet ne s’est pas fait à l’époque et c’est tant mieux, ajoute-t-il.
Cela nous a laissé le temps de réfléchir et finalement de faire construire une machine spéciale aux dimensions et possibilités adaptées à nos besoins.
Cela n’a pas été facile. Il a fallu se battre pour avoir un prêt. Mais c’était indispensable pour la pérennité de l’entreprise d’investir dans une machine encore plus performante, pour évoluer avec nos clients. »

Bois, plastique, composite, acier, carton, carrelage, Allier découpe + travaille tous les matériaux pour des tâches que les industriels refusent car le nombre de pièces à fabriquer est souvent dérisoire. Ses clients sont des carreleurs ou serruriers locaux mais aussi des groupes de luxe ou des sous-traitants de l’aéronautique.
C’est dans ces niches que Pascal Boutonnat et son équipe de quatre salariés se plaisent. « Chaque demande de client est un challenge, explique Pascal Boutonnat. On rencontre des techniciens, mais aussi des designers, des décorateurs qui nous demandent des pièces complexes. »

Source : La Montagne