Vous êtes ici

Conseil départemental de l'Allier : Claude Riboulet succède à Gérad Dériot

Claude Riboulet (URB)  a été élu président du conseil départemental de l'Allier, ce lundi, en session extraordinaire. Il succède à son mentor Gérard Dériot (URB) qui, touché par la loi sur le non-cumul des mandats, conserve son poste de sénateur.   

conseil départemental allier

Claude Riboulet, de face, succède à Gérard Dériot

Membre de la garde rapprochée de Gérard Dériot (URB), c'est Claude Riboulet (URB) qui a été désigné pour lui succéder à la tête de l'exécutif du conseil départemental.

Claude Riboulet a réussi son examen de passage sans fausse note, en obtenant un vingt sur vingt. En clair, aucune des vingt voix des élus du groupe URB ne lui a fait défaut. Face à lui, lors d'un scrutin à bulletin secret, la gauche a présenté deux candidats : Marie-Françoise Lacarin (PCF) et Jacques de Chabannes (PRG) ont été recalés avec respectivement huit et deux voix (1). Dans un rapport de force défavorable à la gauche (18 sièges pour elle, contre 20 à l'URB), les socialistes avaient décidé, quant à eux, de pas aligner de représentant.

A 42 ans, le maire UDI de Commentry, conseiller départemental depuis 2001, a tranquillement pris le relais de Gérard Dériot, 71 ans, l'un de ses mentors en politique et l'un des piliers de la vie institutionnelle du Bourbonnais depuis plus de 30 ans. Gérard Dériot a profité de ce passage de témoin pour défendre vigoureusement son bilan. Conforté dans ses certitudes par Claude Riboulet qui a rendu un hommage appuyé à celui qui a occupé à trois reprises le fauteuil de président du Département : « Gérard Dériot s'est voulu un président bâtisseur, rénovant collèges et maisons de retraite, améliorant constamment les routes départementales, favorisant l'investissement dans les infrastructures utiles à l'avenir du territoire ».

« Sur la base du travail mené par l'URB depuis deux ans », Claude Riboulet a ensuite dressé les grandes lignes de son projet départemental. Le nouveau président a cité, entre autres, « le renforcement du réseau routier, les solidarités humaines, l'Education comme priorité jeunesse, l'amélioration et la diversification de l'offre logement, l'accélération de l'aménagement numérique ».

Tout en regrettant la situation financière fragile des Départements, en raison notamment « du poids croissant des dépenses sociales effectuées pour le compte de l'Etat », il s'est positionné comme un fervent partisan de cet échelon territorial. En endossant également un costume de rassembleur : « Je crois que d'aucune façon la politique du Département ne doit nourrir des clivages, des oppositions ou des rivalités entre urbains et ruraux, les trois villes entre elles ou les bassins de vie. Je serai personnellement à l'écoute de chacune et de chacun des élu(e)s de notre assemblée. Je n'étais pas le candidat de tout le monde, je deviens le président de tous ».

(1) Il y a eu aussi huit bulletins blanc 

Source : www.lamontagne.fr